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Que vérifie l'inspecteur lors de l'inspection du grenier ?

En bref — Lors de l'inspection du grenier, l'inspecteur examine le dessous de la toiture, l'isolant, la ventilation, les fuites d'air, les conduits d'évacuation, le filage visible et les traces d'humidité ou d'animaux. L'examen est visuel : si la trappe est petite ou le grenier trop bas, l'inspecteur observe depuis l'ouverture et le rapport le précise.

Le grenier, aussi appelé entretoit ou comble, est l'espace non chauffé situé entre le plafond du dernier étage et la toiture. L'inspection du grenier est l'un des rares moments où l'on voit d'un seul coup la charpente du toit, l'isolation et la ventilation qui travaillent ensemble. Ce guide explique ce que chaque constat signifie pour un acheteur au Québec, et ce que l'inspection ne peut pas voir.

Inspection du grenier : les éléments examinés et ce qu'ils révèlent

L'inspection du grenier sert à lire l'état de la toiture, de l'isolation et de la ventilation à partir d'un seul endroit. Selon Ressources naturelles Canada (RNCan), une maison fonctionne comme un système : un changement apporté à un élément, comme l'étanchéité à l'air, a un effet sur les autres, comme l'humidité. Le grenier est l'endroit où ces interactions laissent des traces visibles.

Élément Ce que l'inspecteur regarde Signe de problème Conséquence possible
Pontage et charpente du toit Dessous du support de couverture, chevrons ou fermes Taches d'eau, moisissure, écaillage, bois pourri ou fendillé Infiltration ou condensation, dommages à la charpente
Solins Pourtour de la cheminée, des noues et du faîte Marques d'eau le long des chevrons Fuite de toiture localisée
Isolant Type, état, épaisseur, répartition Isolant humide, affaissé, décoloré ou mince en périphérie Pertes de chaleur, coin froid entre mur et plafond
Ventilation Soffites, évents de toit ou de faîte, déflecteurs Évents bouchés par l'isolant ou des débris Condensation, givre épais, barrages de glace
Fuites d'air Trappe, colonnes de plomberie, cheminée, fils, luminaires Isolant décoloré autour des percements Humidité de la maison transportée sous le toit
Conduits d'extraction Sécheuse, ventilateur de salle de bain, hotte Conduit qui se termine dans le grenier ou débranché Air chaud et humide relâché sous le toit
Filage, luminaires, cheminée Câblage visible, luminaires encastrés, dégagement autour de la cheminée Fils douteux, luminaire recouvert d'isolant, mortier qui s'effrite Risque d'incendie
Animaux Nids, excréments, isolant déplacé, ouvertures Déjections, passages rongés Isolant contaminé, enjeux de salubrité

Les signes d'humidité énumérés dans ce tableau proviennent des points d'évaluation que RNCan recommande de vérifier dans un entretoit : fuites, taches, moisissure, écaillage, pourriture et fendillement des chevrons. D'après RNCan, la décoloration de l'isolant est un signe incontestable de passage d'air.

Accès au grenier : trappe, hauteur et ce que l'inspecteur fait réellement

L'inspecteur accède au grenier par la trappe lorsque c'est possible et sécuritaire ; sinon, il observe depuis l'ouverture. Selon RNCan, on accède à l'entretoit de la plupart des maisons par une trappe intérieure dans le plafond, parfois située dans un placard, et plus rarement par une entrée extérieure. RNCan précise aussi qu'une hauteur inférieure à 1 m (39 po) empêche de se déplacer facilement dans l'entretoit.

Plusieurs situations limitent ce que l'inspecteur peut voir :

  • une trappe trop petite, bloquée par des objets entreposés ou impossible à ouvrir sans dommage ;
  • un grenier trop bas, encombré par les fermes de toit ou isolé jusqu'au-dessus des solives, sans endroit où poser le pied ;
  • la présence possible de vermiculite, qu'il faut éviter de déranger ;
  • l'absence de grenier, dans le cas d'un toit plat ou d'un plafond cathédrale.

Vérifiez que le rapport indique clairement si le grenier a été parcouru, observé depuis la trappe ou non inspecté, et pour quelle raison. Les normes de pratique de l'inspection préachat sont traitées dans un guide distinct sur les normes de pratique.

Encadré légal — Depuis le 1er octobre 2024, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) délivre des certificats aux inspecteurs en bâtiments d'habitation qui effectuent des inspections préachat ; ce certificat deviendra obligatoire le 1er octobre 2027. La norme BNQ 3009-500, publiée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), harmonise les pratiques d'inspection des bâtiments d'habitation au Québec. Sources : RBQ, « Faire inspecter une propriété » ; RBQ, communiqué du 26 juillet 2022.

La toiture vue d'en dessous : taches, pontage et solins

Depuis le grenier, l'inspecteur voit le dessous du pontage et repère les traces d'eau qui trahissent une fuite. Le pontage, ou support de couverture, est la surface de bois sur laquelle repose le revêtement du toit. Selon RNCan, les zones de problèmes habituelles sont un solin mal posé à l'arête, à la noue ou à la cheminée, ainsi que les fuites causées par les barrages de glace ; il faut surveiller les marques d'eau sous le support de couverture et le long des chevrons.

Une tache ne dit pas toujours d'où vient l'eau. RNCan explique que l'humidité peut entrer par le toit, mais aussi venir de l'intérieur de la maison sous forme de vapeur transportée par les fuites d'air. Distinguer une infiltration d'une condensation demande parfois l'avis d'un couvreur, surtout si la tache est sèche le jour de la visite.

Le grenier ne donne pas l'âge du revêtement de toiture. Pour estimer combien d'années il reste à un toit, consultez le guide sur la durée de vie des composants d'une maison, qui présente des fourchettes sourcées. Le budget à prévoir pour une réfection fait l'objet du guide sur le coût de remplacement d'une toiture et d'autres composants.

L'isolation du grenier : type, épaisseur et uniformité

L'inspecteur note le type d'isolant, son état et sa répartition, sans le déplacer. RNCan recommande d'examiner l'isolant en place pour en connaître le type, l'état (sec, humide, affaissé), l'épaisseur moyenne et l'étendue. L'isolant doit avoir sa pleine épaisseur partout, en particulier au périmètre, au-dessus du haut des murs : selon RNCan, une zone non isolée à cet endroit reste froide là où le mur rencontre le plafond, ce qui peut entraîner des problèmes d'humidité.

Type d'isolant Aspect dans le grenier Repère utile
Matelas ou rouleaux (fibre de verre, laine minérale) Nattes posées entre les solives, parfois une 2e couche en travers Perd de son efficacité s'il est comprimé ou mal abouté
Fibre cellulosique en vrac Papier journal déchiqueté et traité, en petites particules Réglementée au Canada depuis 1979 ; se tasse avec le temps
Fibre de verre ou laine minérale en vrac Fibres hachées, soufflées ou versées Texture semblable pour les deux matériaux
Mousse pulvérisée Mousse plastique durcie, collée aux surfaces Doit être recouverte d'un matériau ignifuge sur les surfaces intérieures
Vermiculite Granules dont la couleur va de l'argent-or au gris-brun Peut contenir de l'amiante si commercialisée entre 1920 et 1990

Les descriptions de ce tableau proviennent de RNCan, sauf la ligne vermiculite, qui provient du gouvernement du Québec.

Encadré valeurs isolantes — Selon le gouvernement du Québec, il est recommandé d'atteindre une valeur R de 50 ou plus dans un entretoit au Québec (page mise à jour le 17 décembre 2025). Le guide Emprisonnons la chaleur de RNCan recommande pour un toit ou un plafond de RSI 7,1 (R-40) à RSI 10,6 (R-60), selon la zone de degrés-jours de chauffage. La valeur R mesure la résistance d'un isolant au passage de la chaleur ; la même épaisseur ne donne pas la même valeur selon le matériau. Sources : Gouvernement du Québec, « Isoler correctement l'entretoit… » ; RNCan, Emprisonnons la chaleur, chapitre 2, tableau 2-1.

La vermiculite est un isolant en granules qui peut contenir de l'amiante ; l'inspecteur ne la manipule pas et peut choisir de ne pas entrer dans le grenier. Tout ce qu'il faut savoir sur la vermiculite, les tests et les démarches se trouve dans le guide sur la vermiculite et l'amiante dans une maison.

Encadré vermiculite — Selon le gouvernement du Québec, certains isolants de vermiculite commercialisés entre 1920 et 1990 peuvent contenir des fibres d'amiante. Il recommande de ne rien entreposer dans l'entretoit, d'informer toute personne qui doit y accéder et de confier l'enlèvement à un professionnel qualifié. Santé Canada indique qu'il n'y a pas de risque important pour la santé lorsque les matériaux contenant de l'amiante sont isolés dans un grenier, et recommande de laisser l'isolant de vermiculite intact. Sources : Gouvernement du Québec, « Prévenir les effets de l'amiante sur la santé » ; Santé Canada, « L'amiante et votre santé ».

Des programmes d'aide financière existent pour isoler un entretoit. En date du 17 décembre 2025, le gouvernement du Québec mentionnait Rénoclimat et LogisVert d'Hydro-Québec ; ces programmes font l'objet d'un guide distinct sur les subventions à la rénovation.

Ventilation, pare-vapeur et fuites d'air : pourquoi un grenier doit rester froid et sec

Un grenier en bon état est froid et sec : les fuites d'air vers le grenier sont scellées et la ventilation évacue l'humidité qui s'y rend malgré tout. Selon RNCan, sceller les fuites d'air est la première défense contre la vapeur d'eau, et la ventilation est la deuxième ; une ventilation, même suffisante, ne règle pas les problèmes créés par les fuites d'air.

La ventilation : entrée basse, sortie haute

La ventilation du grenier fonctionne par une entrée d'air en bas du toit et une sortie près du sommet. Le soffite est le revêtement sous le débord du toit ; perforé, il laisse entrer l'air extérieur. Selon CAA-Québec, l'air doit entrer par des soffites bien dégagés, des déflecteurs peuvent maintenir un passage libre entre l'isolant et le dessous du toit, et l'air chaud et humide doit sortir par des aérateurs statiques placés le plus près possible du faîte.

Selon RNCan, le rapport entre la surface d'évents et la surface du plafond devrait être d'environ 1:300, idéalement réparti moitié en soffites et moitié en évents hauts. RNCan ne recommande pas les évents motorisés, qui risquent d'aspirer l'air de la maison vers le grenier. Dans le rapport, une mention comme « ventilation insuffisante » renvoie souvent à des soffites obstrués par l'isolant ou à l'absence de déflecteurs.

Le pare-vapeur et le pare-air

Le pare-vapeur est une couche qui freine la diffusion de la vapeur d'eau de la maison vers l'isolant ; le pare-air est un système continu qui bloque le passage de l'air. Selon RNCan, toutes les maisons devraient avoir un pare-vapeur du côté chaud de l'isolant, mais dans les vieilles maisons il peut s'agir de papier ciré, de papier kraft ou de couches de peinture, et très peu de maisons ont un pare-air efficace. Depuis le grenier, l'inspecteur voit rarement le pare-vapeur, caché sous l'isolant.

Les fuites d'air et les conduits d'extraction

Les fuites d'air transportent l'humidité de la maison dans le grenier. D'après RNCan, la plupart des problèmes se produisent autour des évents de salle de bain et de cuisine, des colonnes de plomberie, des cheminées, des entrées de fils et des plafonniers encastrés. RNCan ajoute que les ventilateurs d'extraction doivent toujours évacuer l'air à l'extérieur. Dans une note technique du programme Novoclimat (2023), le gouvernement du Québec précise qu'aucun conduit d'extraction ne peut déboucher dans le vide sous toit, car l'air chaud et humide s'y condense et peut geler en hiver.

Givre et moisissure : ce que l'hiver montre

Une visite en hiver peut révéler du givre sous le pontage ou sur les pointes de clous. Selon RNCan, un certain givrage est normal dans un climat froid, mais une couche de 10 mm ou plus justifie de vérifier que la ventilation fonctionne et n'est pas bouchée par l'isolant. RNCan considère la moisissure et la pourriture comme des indices de problèmes de condensation avancés, dont il faut trouver la cause. La moisissure fait l'objet d'un guide distinct sur les moisissures ; l'humidité qui vient d'un sous-sol, d'un guide sur l'humidité du sous-sol.

Barrages de glace : ce que le grenier révèle

Un barrage de glace est une bande de glace qui se forme au bas du toit et retient l'eau de fonte. Selon CAA-Québec, la formation de glace au bord des toits est presque toujours due à une mauvaise ventilation du grenier et à la chaleur qui s'y échappe. CAA-Québec, citant la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), décrit le phénomène en quatre étapes :

  1. La chaleur s'échappe du bâtiment et réchauffe la structure du toit.
  2. La couche inférieure de neige fond et l'eau s'écoule vers les rebords.
  3. L'eau gèle en atteignant l'avant-toit plus froid.
  4. Une barrière de glace se forme et l'eau accumulée derrière cherche un autre chemin, souvent vers l'intérieur.

Le grenier permet souvent de trouver la source de chaleur en cause. RNCan cite comme zones de fonte typiques le dessus d'une trappe mal isolée, d'un conduit de ventilateur, d'un évent de plomberie ou d'un puits de lumière, ainsi que la jonction du mur nain et du plafond dans une maison à étage mansardé. RNCan note aussi que les toitures avec beaucoup de noues et de lucarnes sont plus sujettes aux barrages de glace, et que le pourtour du plancher du grenier manque souvent d'espace pour une bonne épaisseur d'isolant.

Selon CAA-Québec, un barrage de glace peut causer une infiltration d'eau sous les bardeaux, détériorer l'isolant du grenier et endommager murs, plafonds et gouttières ; tous les types de toits peuvent être touchés, y compris les toits plats près des drains. RNCan précise qu'une membrane autoscellante posée sous les bardeaux au bas du toit limite l'infiltration, mais n'empêche pas la formation des barrages de glace.

Animaux, filage, luminaires et cheminée : les risques cachés du grenier

Le grenier abrite souvent des éléments qu'on ne voit nulle part ailleurs : traces d'animaux, ancien filage, luminaires encastrés et passage de la cheminée.

Animaux et nids

Des excréments, de l'isolant déplacé ou des ouvertures rongées signalent la présence d'animaux. Selon le gouvernement du Québec, les chauves-souris sont des espèces protégées, aucun produit ni piège n'est homologué contre elles, et il est possible de les déloger par la méthode de l'exclusion ; il recommande aussi de boucher les trous de 2 cm et plus entre le grenier et les pièces habitées. Pour les autres animaux, comme les écureuils et les ratons laveurs, le gouvernement du Québec conseille de bloquer les ouvertures de l'entretoit avec un grillage métallique solide à mailles de 1 cm. RNCan recommande de ne pas toucher à une quantité importante de déjections, qui peuvent abriter moisissures, parasites et bactéries. Un spécialiste en gestion de la faune peut évaluer la situation.

Filage et luminaires encastrés

Le filage visible dans le grenier peut révéler l'âge et l'état de l'installation électrique. Selon RNCan, des fils douteux ou rouillés justifient de consulter un entrepreneur électricien, et l'isolant ne doit jamais être en contact avec une filerie bouton et tube ni avec un luminaire encastré exposé, en raison du risque d'incendie. Les matériaux et installations typiques de chaque époque sont résumés dans le guide sur les risques selon l'année de construction. La capacité de l'entrée électrique relève d'un guide distinct sur l'ampérage.

Cheminée

La cheminée qui traverse le grenier doit être en bon état et isolée des matériaux combustibles. RNCan recommande de vérifier la présence de signes de carbonisation, de suie, de maçonnerie ou de mortier qui s'effrite et de dommages à la doublure, et d'appeler un spécialiste en cheminées si ces signes sont présents. RNCan indique aussi qu'un espace d'air d'environ 75 mm (3 po) doit séparer la cheminée de l'isolant.

Toit plat, plafond cathédrale, étage mansardé : quand il n'y a pas de grenier à parcourir

Certaines maisons n'ont pas de grenier, ou seulement de petits espaces inaccessibles ; l'inspecteur le note et s'appuie sur les autres indices. Selon RNCan, un toit plat, un plafond cathédrale ou toute forme de toit sans espace d'entretoit laisse peu de place à l'isolant et à la ventilation, et les travaux y exigent généralement un entrepreneur qualifié.

  • Plex à toit plat : un toit plat ne laisse pas d'espace de grenier à parcourir, et l'inspecteur s'appuie alors sur d'autres indices, comme les plafonds du dernier étage. Les particularités de l'inspection d'un duplex, d'un triplex ou d'un plex de 2 à 5 logements sont détaillées dans le guide sur l'inspection d'un plex.
  • Étage mansardé : selon RNCan, l'entretoit d'une maison à étage mansardé se compose de plusieurs petites sections parfois peu accessibles, et les solives situées sous le mur nain sont une source importante de fuites d'air.
  • Maison centenaire : RNCan observe qu'un entretoit non isolé présente rarement des barrages de glace, parce que la chaleur fait fondre la neige au fur et à mesure. L'absence de glace sur une vieille maison ne prouve donc pas que le grenier est bien isolé.
  • Maison neuve : une maison neuve peut être couverte par le plan de garantie administré par Garantie de construction résidentielle (GCR). Les vérifications et les recours propres au neuf sont expliqués dans le guide sur l'inspection d'une maison neuve et la garantie GCR.
  • Chalet : les chalets et résidences secondaires sont traités dans le guide sur les cas particuliers.

Limites de l'inspection du grenier

L'inspection du grenier est visuelle et non destructive : elle décrit ce qui est visible le jour de la visite, sans démontage ni analyse. Ses principales limites sont les suivantes :

  • l'inspecteur ne parcourt le grenier que si l'accès est possible et sécuritaire ; sinon, il observe depuis la trappe, et une partie du grenier reste non vue ;
  • il ne soulève pas l'isolant pour examiner le pare-vapeur, le dessus du plafond ou les fils cachés ;
  • il ne manipule pas la vermiculite et ne peut pas confirmer la présence d'amiante ; selon le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST), il est recommandé de faire tester l'isolant avant tout travail ;
  • il ne calcule pas une valeur isolante exacte ni la surface de ventilation ;
  • une seule visite ne montre pas toujours la condensation, qui apparaît surtout après une vague de froid selon RNCan ;
  • l'inspection préachat n'est pas une expertise : elle oriente vers le bon spécialiste.

Selon le constat, tournez-vous vers un couvreur, un entrepreneur en isolation, un entrepreneur électricien, un spécialiste en cheminées, un professionnel du désamiantage ou un spécialiste en gestion de la faune. Pour les questions juridiques liées à un constat, consultez votre notaire ou un avocat.

Avant l'inspection, demandez à l'inspecteur comment il prévoit accéder au grenier et comment son rapport décrira les zones non vues.

Questions fréquentes

Est-ce que l'inspecteur entre dans le grenier ?

Oui, lorsque l'accès est possible et sécuritaire. L'inspecteur passe par la trappe et parcourt le grenier s'il y a assez de hauteur et des endroits où poser le pied. Si la trappe est trop petite, bloquée, ou si le grenier est très bas ou contient possiblement de la vermiculite, il observe depuis l'ouverture. Le rapport doit alors indiquer clairement quelles zones n'ont pas été vues et pourquoi.

Que veut dire « grenier partiellement accessible » dans un rapport d'inspection ?

Cette mention signifie que l'inspecteur n'a pu examiner qu'une partie du grenier, en général depuis la trappe ou une zone restreinte. Les causes courantes sont une faible hauteur, un isolant épais sans appui, des fermes de toit rapprochées ou des objets entreposés. Les zones non vues peuvent cacher une fuite ou un isolant mouillé. Vous pouvez demander une visite complémentaire par un spécialiste si l'accès peut être amélioré.

Est-ce grave d'avoir du givre dans le grenier en hiver ?

Un peu de givre sous le pontage ou sur les pointes de clous est normal dans un climat froid, selon Ressources naturelles Canada. Une couche épaisse, de 10 mm ou plus, indique toutefois que l'humidité de la maison atteint le grenier en trop grande quantité ou que la ventilation est obstruée. Au dégel, ce givre fond et peut mouiller l'isolant et tacher les plafonds.

Quelle épaisseur d'isolant faut-il dans un grenier au Québec ?

Le gouvernement du Québec recommande d'atteindre une valeur R de 50 ou plus dans un entretoit. L'épaisseur nécessaire dépend du matériau, car chaque isolant a une valeur différente par pouce : la fibre cellulosique soufflée isole un peu plus par pouce que la fibre de verre soufflée, selon Ressources naturelles Canada. Un entrepreneur en isolation peut mesurer l'isolant en place et calculer l'ajout requis.

Quelles sont les conséquences d'un grenier mal ventilé ?

Un grenier mal ventilé retient la chaleur et l'humidité. En hiver, cela favorise le givre, la condensation sur le pontage et les barrages de glace au bas du toit, selon CAA-Québec. À long terme, l'humidité peut détériorer l'isolant, faire pourrir le bois et causer de la moisissure. La correction passe d'abord par le scellement des fuites d'air, puis par des soffites dégagés et des évents hauts.

Que faire s'il y a de la vermiculite dans le grenier de la maison que je veux acheter ?

Évitez de la déranger et n'entrez pas dans le grenier. Certains isolants de vermiculite vendus entre 1920 et 1990 peuvent contenir de l'amiante, selon le gouvernement du Québec. Seule une analyse par un professionnel qualifié peut confirmer sa composition. Avant de lever votre condition d'inspection, discutez avec votre courtier immobilier ou votre notaire des options possibles, comme une analyse ou une soumission de retrait.

Des chauves-souris dans le grenier, que faut-il savoir avant d'acheter ?

Les chauves-souris sont des espèces protégées au Québec, et aucun produit ni piège n'est homologué contre elles, selon le gouvernement du Québec. Elles peuvent être délogées par la méthode de l'exclusion, idéalement planifiée au bon moment de l'année. Leurs excréments peuvent contaminer l'isolant. Demandez à un spécialiste en gestion de la faune d'évaluer les points d'entrée et le nettoyage requis.

Liens internes

Sources

  1. Ressources naturelles Canada — Emprisonnons la chaleur, chapitre 5 « Les toits et les entretoits » — https://ressources-naturelles.canada.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/energy/pdf/habitations/Chapitre5_f.pdf — consulté le 2026-10-11 (publication 2012).
  2. Ressources naturelles Canada — Emprisonnons la chaleur, chapitre 2 « Le mécanisme de la maison » (tableau 2-1) — https://ressources-naturelles.canada.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/energy/pdf/habitations/Chapitre2_f.pdf — consulté le 2026-10-11 (publication 2012).
  3. Ressources naturelles Canada — Emprisonnons la chaleur, chapitre 3 « Les matériaux » (tableau 3-1) — https://ressources-naturelles.canada.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/energy/pdf/habitations/Chapitre3_f.pdf — consulté le 2026-10-11 (publication 2012).
  4. CAA-Québec — Comment régler un problème de glace en bordure de toit? — https://www.caaquebec.com/fr/conseils/entretenir-une-residence/glace-en-bordure-d-un-toit-tolerance-zero — consulté le 2026-10-11 (mis à jour le 2 février 2026).
  5. Gouvernement du Québec — Isoler correctement l'entretoit, les murs, les planchers et les fondations d'une habitation — https://www.quebec.ca/habitation-territoire/chauffage-consommation-energie/conseils-consommation-energie-maison/isolation-etancheite-ventilation/isolation — consulté le 2026-10-11 (mis à jour le 17 décembre 2025).
  6. Gouvernement du Québec — Prévenir les effets de l'amiante sur la santé — https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/sante-et-environnement/prevenir-les-effets-amiante-sur-la-sante — consulté le 2026-10-11.
  7. Santé Canada — L'amiante et votre santé — https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/qualite-air/contaminants-air-interieur/risques-pour-sante-associes-amiante.html — consulté le 2026-10-11.
  8. Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) — Isolants de vermiculite contenant de l'amiante — https://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/vermiculite.pdf — consulté le 2026-10-11.
  9. Gouvernement du Québec (programme Novoclimat) — Note technique : conduits dans le comble — https://transitionenergetique.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/novo_doc_tech/2023-01-01_No_tech_Conduits_comble.pdf — consulté le 2026-10-11 (note du 2023-01-01).
  10. Gouvernement du Québec — Quoi faire en présence de chauves-souris dans un bâtiment — https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/faune/cohabiter-animaux-sauvages/quoi-faire-en-presence-de-chauves-souris-dans-un-batiment — consulté le 2026-10-11.
  11. Gouvernement du Québec — Quoi faire en présence d'animaux sauvages sur votre propriété — https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/faune/cohabiter-animaux-sauvages/quoi-faire-presence-animaux-sauvages-propriete — consulté le 2026-10-11.
  12. Régie du bâtiment du Québec — Faire inspecter une propriété — https://www.rbq.gouv.qc.ca/vous-etes/citoyen/achat-ou-construction-dune-propriete/faire-inspecter-une-propriete/ — consulté le 2026-10-11.
  13. Régie du bâtiment du Québec — Communiqué : Nouvelle norme pour des pratiques uniformes d'inspection de bâtiments d'habitation — https://www.rbq.gouv.qc.ca/salle-de-presse/les-nouvelles/nouvelles-detail/item/2022-07-26-communique-nouvelle-norme-pour-des-pratiques-uniformes-dinspection-de-batiments-dhabitation/ — consulté le 2026-10-11 (publié le 26 juillet 2022).