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Copropriété divise ou indivise : quelle différence pour l'acheteur au Québec ?

En bref — En copropriété divise, vous êtes seul propriétaire de votre logement et copropriétaire des parties communes, gérées par un syndicat. En copropriété indivise, vous détenez un pourcentage de tout l'immeuble, et une convention d'indivision fixe les règles. Le régime change le financement, les décisions, l'assurance, le fonds de prévoyance et la revente.

Une annonce « condo divise » et une annonce « condo indivise » peuvent montrer des logements semblables, mais le titre acheté n'est pas le même. Choisir entre une copropriété divise ou indivise touche l'hypothèque, les règles de vie et la revente. À Montréal, la copropriété indivise est fréquente dans les plex. Cette page compare les deux régimes point par point, à partir du Code civil du Québec et des organismes publics.

Copropriété divise et copropriété indivise : définitions

La différence tient à la division matérielle de l'immeuble : la copropriété divise découpe l'immeuble en parties privatives et en parties communes, la copropriété indivise ne le découpe pas.

La copropriété divise est un régime où chaque copropriétaire possède une fraction formée d'une partie privative et d'une quote-part des parties communes. Selon la Chambre des notaires du Québec, l'immeuble de « condos » en est l'exemple le plus connu. Le document qui encadre une copropriété divise est la déclaration de copropriété, et le syndicat de copropriété l'administre.

La copropriété indivise est un régime où plusieurs personnes possèdent ensemble un même immeuble, chacune étant propriétaire d'une quote-part, sans division matérielle du bien, selon l'Office québécois de la langue française (OQLF). La convention d'indivision est le contrat qui établit la quote-part de chaque indivisaire, ses droits et obligations, l'entretien et les règles en cas de vente ou de décès, d'après l'OQLF.

Un logement annoncé comme « condo » n'est donc pas forcément en copropriété divise. Selon l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), acheter en divise, c'est acheter une partie privative, alors qu'acheter en indivise, c'est acheter un pourcentage de l'immeuble entier. L'OACIQ prévoit d'ailleurs un formulaire de promesse d'achat distinct pour chaque régime.

Encadré légal — L'article 1010 du Code civil du Québec définit la copropriété par indivision (droit de propriété sans division matérielle du bien) et la copropriété divise (droit réparti en fractions comprenant chacune une partie privative matériellement divisée et une quote-part des parties communes). L'indivision est régie par les articles 1012 à 1037 ; la copropriété divise, par les articles 1038 et suivants. Source : Légis Québec, Code civil du Québec, texte à jour au 12 août 2026.

Ce que vous possédez vraiment dans chaque régime

En copropriété divise, vous êtes propriétaire exclusif de votre logement ; en copropriété indivise, vous êtes propriétaire d'une part de tout l'immeuble, avec un droit d'usage fixé par la convention d'indivision.

En copropriété divise, la partie privative vous appartient en propre et les parties communes appartiennent à l'ensemble des copropriétaires. Selon la Chambre des notaires du Québec, d'autres espaces, comme un stationnement, peuvent aussi être des parties privatives selon le projet. La déclaration de copropriété précise ce qui est privatif et ce qui est commun.

En copropriété indivise, l'acheteur qui habite le logement du deuxième étage est aussi copropriétaire, avec les autres indivisaires, des logements du premier et du troisième, selon un exemple de la Chambre des notaires du Québec. L'usage exclusif d'un logement, d'un stationnement ou d'une cour vient de la convention d'indivision, pas d'une division du titre. L'OACIQ indique que la promesse d'achat en indivision permet de préciser cet usage exclusif et la superficie visée.

Votre notaire vérifie au registre foncier ce que vous achetez : une fraction dans le cas d'une copropriété divise, une quote-part d'immeuble dans le cas d'une copropriété indivise.

Point Copropriété divise Copropriété indivise Source
Titre de propriété Fraction : partie privative + quote-part des parties communes Quote-part de l'immeuble entier, sans division matérielle Légis Québec [1] ; OACIQ [7]
Document qui encadre Déclaration de copropriété Convention d'indivision, facultative mais recommandée Chambre des notaires [4][5] ; OQLF [8][9]
Décisions Syndicat, conseil d'administration et assemblée des copropriétaires Convention d'indivision ; à défaut, règles du Code civil Légis Québec [1]
Charges Contribution aux charges communes versée au syndicat Dépenses partagées selon les quotes-parts ; taxes dues solidairement Légis Québec [1] ; Chambre des notaires [4]
Fonds de prévoyance Obligatoire, avec carnet d'entretien et étude du fonds Seulement si la convention le prévoit Gouvernement du Québec [3]
Assurance Assurance du syndicat et assurance du copropriétaire, toutes deux obligatoires Selon l'entente entre indivisaires ; pas de régime légal propre repéré AMF [6]
Financement Prêt sur la fraction de l'acheteur Prêt sur la quote-part ; tous les prêteurs n'acceptent pas Chambre des notaires [4]
Revente Vente de la fraction, avec attestation du syndicat Vente de la quote-part ; droits de retrait ou de préemption possibles Gouvernement du Québec [3] ; Légis Québec [1]

Hypothèque et mise de fonds : les différences

Le financement d'une copropriété indivise est plus restreint : selon la Chambre des notaires du Québec, ce ne sont pas tous les prêteurs qui acceptent de financer l'achat d'une part d'un immeuble résidentiel détenu en indivision.

La Chambre des notaires du Québec rappelle que chaque indivisaire peut consentir seul une hypothèque sur sa part de l'immeuble. La Chambre recommande à l'acheteur de vérifier, avant l'achat, si son prêteur acceptera de financer la quote-part visée.

La mise de fonds, le taux et l'admissibilité à l'assurance prêt hypothécaire dépendent du prêteur et du dossier de l'acheteur. Aucune des sources officielles consultées ne fixe de pourcentage de mise de fonds propre à l'indivision. Un courtier hypothécaire ou votre institution financière peut confirmer les conditions avant la promesse d'achat.

En copropriété divise, chaque copropriétaire finance sa propre fraction, qui est un bien distinct des autres logements de l'immeuble.

Décisions, charges et convention d'indivision

En copropriété divise, les décisions passent par le syndicat et l'assemblée des copropriétaires ; en copropriété indivise, elles suivent la convention d'indivision et, à défaut, les règles du Code civil.

Le syndicat de copropriété est la personne morale formée de l'ensemble des copropriétaires d'une copropriété divise. Le conseil d'administration du syndicat gère l'immeuble au quotidien, et l'assemblée des copropriétaires vote notamment le budget et les décisions importantes. Chaque copropriétaire divise contribue aux charges communes selon la déclaration de copropriété.

En copropriété indivise, il n'y a pas de syndicat. Les indivisaires partagent les dépenses selon leurs quotes-parts, sauf entente différente. Selon la Chambre des notaires du Québec, les indivisaires sont notamment solidairement responsables des comptes de taxes. Être solidairement responsable signifie que chaque indivisaire peut être tenu de payer la totalité de la dette, quitte à se faire rembourser par les autres.

Selon la Chambre des notaires du Québec, une convention d'indivision peut notamment prévoir :

  • la durée de la convention ;
  • les droits de chacun sur la jouissance des lieux ;
  • le partage de l'entretien, des rénovations et des dépenses ;
  • la propriété des améliorations ;
  • les règles applicables en cas de vente, de séparation ou de partage.

La Chambre des notaires du Québec souligne qu'il vaut mieux fixer ces règles d'avance pour éviter les conflits, et qu'une convention notariée est plus difficile à contester.

Encadré légal — Code civil du Québec : la convention qui reporte le partage d'un bien indivis ne peut dépasser 30 ans, mais elle peut être renouvelée ; portant sur un immeuble, elle doit être publiée pour être opposable aux tiers (art. 1013). Les quotes-parts sont présumées égales, et chaque indivisaire peut aliéner ou hypothéquer sa quote-part (art. 1015). Les indivisaires assument les frais et charges en proportion de leur quote-part (art. 1019). Les décisions d'administration se prennent à la majorité des indivisaires, en nombre et en parts ; l'aliénation ou le partage du bien, sa mise en garantie, un changement de destination ou des modifications substantielles exigent l'unanimité (art. 1026). Nul n'est tenu de demeurer dans l'indivision, sauf report du partage (art. 1030). Sources : Légis Québec, Code civil du Québec ; Chambre des notaires du Québec, Achat et vente d'une copropriété indivise.

Fonds de prévoyance : obligatoire en divise, variable en indivise

Le fonds de prévoyance est obligatoire en copropriété divise et encadré par un règlement en vigueur depuis le 14 août 2025 ; en copropriété indivise, il existe seulement si la convention d'indivision le prévoit.

Le fonds de prévoyance est une réserve d'argent destinée à payer les réparations majeures et les remplacements des parties communes. Selon le gouvernement du Québec, les syndicats de copropriété divise doivent faire établir un carnet d'entretien et obtenir une étude du fonds de prévoyance. Le carnet d'entretien recense les composantes de l'immeuble et les travaux prévus sur 25 ans ; l'étude du fonds recommande le montant à avoir au début de chaque année et les sommes à y verser.

Encadré légal — Le Règlement établissant diverses règles en matière de copropriété divise est en vigueur depuis le 14 août 2025. Les syndicats disposent de trois ans et un jour pour faire établir le carnet d'entretien (art. 1070.2 du Code civil du Québec) et obtenir une première étude du fonds de prévoyance (art. 1071). L'étude est refaite tous les cinq ans ; si le fonds est insuffisant, le conseil d'administration ajuste les contributions et dispose d'au plus dix ans pour le renflouer. Pour une copropriété de huit parties privatives ou moins, une révision du carnet tous les dix ans peut suffire. Source : Gouvernement du Québec, Règles en matière de gestion des copropriétés divises, page mise à jour le 22 mai 2026.

Ces obligations visent les syndicats de copropriété divise, selon le gouvernement du Québec. En copropriété indivise, il n'y a pas de syndicat : l'existence d'un fonds commun, son montant, ses règles d'utilisation et le sort des sommes à la vente d'une quote-part dépendent de la convention d'indivision. La question est à poser au vendeur et au notaire avant de signer.

Avant l'achat, le solde du fonds, l'étude, les états financiers et les procès-verbaux se lisent ensemble pour juger de la santé financière de l'immeuble. Cet examen est détaillé dans le guide sur l'inspection d'un condo et les documents du syndicat.

Assurance et revente : copropriété divise ou indivise

En copropriété divise, la loi impose une assurance au syndicat et une assurance responsabilité à chaque copropriétaire ; en copropriété indivise, l'assurance de l'immeuble s'organise entre indivisaires, selon la convention.

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), une copropriété divise repose sur deux polices distinctes. L'assurance du syndicat couvre le bâtiment, les parties communes et les unités telles qu'elles étaient à l'origine. L'assurance du copropriétaire couvre ses biens, les améliorations apportées à son unité et sa responsabilité civile. Une amélioration est un ajout absent des plans et devis d'origine, comme des armoires de bois à la place d'armoires de mélamine.

L'AMF précise aussi que le fonds d'autoassurance du syndicat sert à payer la franchise de l'assurance du syndicat, souvent élevée. Une cotisation spéciale peut tout de même être réclamée aux copropriétaires si les sommes disponibles ne suffisent pas.

Encadré légal — Depuis le 15 avril 2022, les syndicats de copropriété divise doivent disposer d'un fonds d'autoassurance. Chaque copropriétaire doit détenir une assurance responsabilité civile d'au moins 1 million $ dans une copropriété de moins de 13 unités, et d'au moins 2 millions $ dans les copropriétés plus grandes. L'attestation du syndicat remise à l'acheteur confirme que le syndicat détient les assurances obligatoires. Sources : AMF, Co-ownership (condo) insurance ; Gouvernement du Québec, Règles en matière de gestion des copropriétés divises.

En copropriété indivise, aucune des sources officielles consultées ne décrit de régime d'assurance propre à l'indivision. Il faut donc savoir qui souscrit la police de l'immeuble, au nom de qui, et comment la prime et la franchise se partagent. Un courtier en assurance de dommages peut confirmer la couverture adaptée à votre quote-part.

Revendre une fraction ou une quote-part

En copropriété divise, le copropriétaire vend sa fraction, et le syndicat doit remettre au vendeur une attestation sur l'état de la copropriété dans les 15 jours de sa demande, selon le gouvernement du Québec. L'attestation résume notamment le fonds de prévoyance, les charges, les assurances, les sinistres, les travaux et les litiges.

En copropriété indivise, chaque indivisaire peut vendre sa quote-part, sauf disposition contraire de la convention d'indivision. Le droit de préemption est une clause qui oblige l'indivisaire vendeur à offrir sa part d'abord aux autres indivisaires. Le droit de retrait est le droit d'un indivisaire d'écarter, après la vente, l'acheteur d'une quote-part en le remboursant. Tant que ce droit peut s'exercer, le titre de l'acheteur reste fragile.

Encadré légal — Article 1022 du Code civil du Québec : un indivisaire peut, dans les 60 jours après avoir appris qu'un tiers a acquis la part d'un autre indivisaire à titre onéreux, l'écarter de l'indivision en lui remboursant le prix et les frais ; ce droit s'exerce dans l'année qui suit l'acquisition. Le droit de retrait ne peut pas être exercé lorsque la convention d'indivision publiée prévoit un droit de préemption et que celui-ci a été respecté. Source : Légis Québec, Code civil du Québec.

Plex converti et petite copropriété à Montréal

La copropriété indivise est courante dans les plex de Montréal, notamment parce que la Ville de Montréal interdit en principe la conversion d'un immeuble locatif en copropriété divise.

Un plex peut donc être vendu « en indivision » alors qu'il ressemble, à l'œil, à un immeuble de condos. Pour un acheteur, cela veut dire une convention d'indivision à lire, un financement à valider et une revente soumise aux règles de cette convention. Le contexte local est présenté dans la page sur l'achat d'une propriété à Montréal.

Encadré légal — Selon la Ville de Montréal, un immeuble locatif ne peut pas être converti en copropriété divise ; une dérogation du conseil d'arrondissement est possible dans certains secteurs et à certaines conditions, mais seule une autorisation du Tribunal administratif du logement permet la conversion. Un immeuble locatif est un immeuble qui comporte ou a comporté, au cours des 10 dernières années, au moins un logement loué ou offert en location. L'interdiction ne s'applique pas lorsque tous les logements sont occupés par des propriétaires indivis, qui peuvent s'adresser directement au Tribunal. Source : Ville de Montréal, Dérogation pour convertir un immeuble en copropriété divise, page mise à jour le 12 novembre 2020.

L'état du bâtiment d'un duplex, d'un triplex ou d'un quintuplex se vérifie de la même façon, quel que soit le régime. Les points propres à ces immeubles sont présentés dans le guide sur l'inspection d'un plex de 2 à 5 logements.

Une petite copropriété divise de deux à quatre unités reste soumise aux mêmes obligations qu'un grand immeuble : syndicat, fonds de prévoyance, carnet d'entretien et assurances. Selon le gouvernement du Québec, seule la fréquence de révision du carnet peut être allégée pour les immeubles de huit parties privatives ou moins.

Quels documents demander avant d'acheter

Les documents de base sont la déclaration de copropriété en divise ou la convention d'indivision en indivise, accompagnées des documents financiers et du certificat de localisation.

Copropriété divise

  • Déclaration de copropriété et ses modifications ;
  • Attestation du syndicat sur l'état de la copropriété ;
  • Carnet d'entretien et étude du fonds de prévoyance, s'ils sont déjà établis ;
  • États financiers, budget et procès-verbaux des assemblées ;
  • Certificat de localisation.

Copropriété indivise

  • Convention d'indivision publiée et ses modifications ;
  • Budget commun, relevés du fonds commun s'il existe et comptes de taxes ;
  • Police d'assurance de l'immeuble ;
  • Certificat de localisation de l'immeuble entier.

Questions à poser avant d'acheter en indivise

  1. La convention d'indivision est-elle publiée au registre foncier, et quand arrive-t-elle à échéance ?
  2. Quel logement, quel stationnement et quel espace extérieur sont attribués en usage exclusif à la quote-part vendue ?
  3. Comment se répartissent les taxes, l'assurance et les travaux, et que se passe-t-il si un indivisaire ne paie pas sa part ?
  4. Existe-t-il un fonds commun pour les travaux majeurs, et à combien s'élève-t-il ?
  5. La convention prévoit-elle un droit de préemption, et les autres indivisaires y ont-ils renoncé pour cette vente ?
  6. Votre prêteur a-t-il confirmé qu'il finance une quote-part dans cet immeuble ?
  7. La location du logement est-elle permise par la convention ?

Le délai pour obtenir ces documents et les faire lire par un notaire se prévoit dans la promesse d'achat. Le fonctionnement de ce délai est expliqué dans le guide sur la levée des conditions d'une promesse d'achat.

Limites de l'inspection

L'inspection préachat porte sur le bâtiment, de la même façon en copropriété divise et en copropriété indivise : elle est visuelle, non destructive et limitée aux parties accessibles le jour de la visite.

L'inspecteur en bâtiment ne lit ni la déclaration de copropriété, ni la convention d'indivision, ni les états financiers. L'inspection ne valide pas le montant du fonds de prévoyance, la conformité d'une assurance ni la validité d'un titre. Ces vérifications relèvent du notaire, du courtier hypothécaire, du courtier en assurance de dommages ou d'un avocat.

Les observations de l'inspecteur sont consignées dans un rapport dont la lecture est expliquée dans le guide sur le rapport d'inspection préachat. Si un défaut grave apparaît après l'achat, les recours relèvent de la garantie légale décrite dans le guide sur les vices cachés.

Si vous achetez une fraction ou une quote-part, vous pouvez réserver une inspection préachat sur Viveam.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un condo divise et un condo indivise ?

Un condo divise est une fraction : vous êtes seul propriétaire de votre logement et copropriétaire des parties communes, administrées par un syndicat. Un condo indivise est une quote-part d'un immeuble entier : vous partagez la propriété de tout le bâtiment avec les autres indivisaires, et une convention d'indivision précise qui utilise quel logement. Le régime figure dans l'annonce et dans les documents du notaire.

Est-ce plus difficile d'obtenir une hypothèque pour une copropriété indivise ?

Le choix de prêteurs est plus limité. Selon la Chambre des notaires du Québec, tous les prêteurs n'acceptent pas de financer une part d'immeuble résidentiel détenu en indivision. La mise de fonds et les conditions dépendent du prêteur et de votre dossier. Faites confirmer le financement de la quote-part visée par votre institution financière ou un courtier hypothécaire avant de signer la promesse d'achat.

Le fonds de prévoyance est-il obligatoire en copropriété indivise ?

Non. Le fonds de prévoyance, le carnet d'entretien et l'étude du fonds sont des obligations des syndicats de copropriété divise au Québec. Une copropriété indivise n'a pas de syndicat. Un fonds commun pour les travaux majeurs existe seulement si la convention d'indivision le prévoit. Demandez au vendeur s'il existe, quel est son solde et ce qu'il advient de votre contribution si vous revendez votre part.

Qu'est-ce qu'une convention d'indivision ?

Une convention d'indivision est le contrat signé entre les copropriétaires indivis d'un immeuble. Elle fixe la quote-part de chacun, l'usage exclusif des logements, le partage des dépenses, l'entretien et les règles de vente ou de décès. Sa durée ne peut dépasser 30 ans, mais elle peut être renouvelée. Publiée au registre foncier, elle lie aussi les acheteurs de quotes-parts.

Puis-je vendre ma part d'une copropriété indivise quand je veux ?

En principe, oui : chaque indivisaire peut vendre sa quote-part, sauf restriction prévue par la convention d'indivision. La convention peut toutefois imposer d'offrir la part d'abord aux autres indivisaires. Sans convention de ce type, un autre indivisaire peut, dans certains délais, écarter l'acheteur en lui remboursant le prix et les frais. Faites vérifier ces clauses par votre notaire avant la mise en vente.

Un plex en indivision peut-il devenir une copropriété divise à Montréal ?

C'est possible, mais encadré. La Ville de Montréal interdit en principe la conversion d'un immeuble locatif en copropriété divise, sauf dérogation dans certains secteurs et autorisation du Tribunal administratif du logement. L'interdiction ne s'applique pas lorsque tous les logements sont occupés par des propriétaires indivis, qui peuvent s'adresser directement au Tribunal. Un notaire ou un avocat confirme les démarches pour un immeuble précis.

L'inspection préachat est-elle différente pour un condo divise ou indivise ?

Non. L'inspection préachat examine l'état visible du bâtiment de la même façon dans les deux régimes : structure apparente, toiture, enveloppe, plomberie, électricité, chauffage et ventilation accessibles. L'inspecteur ne lit pas la déclaration de copropriété, la convention d'indivision ni les états financiers. La lecture de ces documents juridiques et financiers revient au notaire.

Liens internes

Sources

  1. Légis Québec (Éditeur officiel du Québec) — Code civil du Québec, RLRQ c. CCQ-1991, art. 1010, 1012 à 1037, 1038 et suivants — https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/CCQ-1991 — consulté le 2026-10-11 (texte à jour au 12 août 2026).
  2. Légis Québec (Éditeur officiel du Québec) — Code civil du Québec, article 1010, versions de la disposition — https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/version/lc/CCQ-1991?code=se:1010 — consulté le 2026-10-11.
  3. Gouvernement du Québec (Société d'habitation du Québec) — Règles en matière de gestion des copropriétés divises — https://www.quebec.ca/habitation-territoire/achat-vente/condos-coproprietes/mesures-coproprietes — consulté le 2026-10-11 (mise à jour le 22 mai 2026).
  4. Chambre des notaires du Québec — Achat et vente d'une copropriété indivise — https://www.cnq.org/vos-services-notariaux/immobilier/achat-et-vente-dune-copropriete-indivise/ — consulté le 2026-10-11 (extraits consultés par moteur de recherche).
  5. Chambre des notaires du Québec, partenaire de Protégez-Vous — Un bien, plusieurs propriétaires… un contrat! — https://www.protegez-vous.ca/partenaires/chambre-des-notaires-du-quebec/un-bien-plusieurs-proprietaires-un-contrat — consulté le 2026-10-11 (mis en ligne le 17 avril 2014).
  6. Autorité des marchés financiers (AMF) — Co-ownership (condo) insurance — https://lautorite.qc.ca/en/general-public/insurance/home-insurance/co-ownership-condo-insurance — consulté le 2026-10-11.
  7. Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), partenaire de Protégez-Vous — Comment l'OACIQ vous protège lors de l'achat d'une copropriété avec un courtier — https://www.protegez-vous.ca/partenaires/organisme-dautoreglementation-du-courtage-immobilier-du-quebec-oaciq/comment-l-oaciq-vous-protege-lors-de-l-achat-d-une-copropriete-avec-un-courtier — consulté le 2026-10-11.
  8. Office québécois de la langue française (OQLF) — Grand dictionnaire terminologique, « copropriété indivise » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8870054/copropriete-indivise — consulté le 2026-10-11.
  9. Office québécois de la langue française (OQLF) — Grand dictionnaire terminologique, « convention d'indivision » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/2077798/convention-dindivision — consulté le 2026-10-11.
  10. Chambre des notaires du Québec — Qu'est-ce que la copropriété divise ? — https://www.cnq.org/la-chambre-et-votre-protection/faq/quest-ce-que-la-copropriete-divise/ — consulté le 2026-10-11 (extraits consultés par moteur de recherche).
  11. Ville de Montréal — Dérogation pour convertir un immeuble en copropriété divise — https://montreal.ca/sujets/derogation-pour-convertir-un-immeuble-en-copropriete-divise — consulté le 2026-10-11 (mise à jour le 12 novembre 2020).