Que veulent dire les termes de plomberie, d'électricité et de chauffage d'un rapport d'inspection ?
En bref — Les termes de plomberie, d'électricité et de chauffage d'un rapport d'inspection désignent les composants des systèmes mécaniques d'une propriété, du DDFT au VRC. Ce glossaire définit chaque terme avec son anglicisme courant, précise ce que l'inspecteur observe et indique le signe qui justifie l'avis d'un maître électricien, d'un plombier ou d'un technicien en chauffage.
Un rapport d'inspection préachat ou une fiche de vente au Québec emploie souvent des sigles et des anglicismes pour décrire la plomberie, l'électricité, le chauffage et la ventilation. Cette sous-page du glossaire réunit ces termes de plomberie, d'électricité et de chauffage, avec la variante telle qu'on la tape dans un moteur de recherche (GFCI, breaker, panel, knob and tube, PEX). Les guides Viveam développent chaque sujet ; cette page s'en tient aux définitions.
Comment lire ces termes de plomberie, d'électricité et de chauffage
Chaque terme est défini en quatre temps : ce que c'est, ce que l'inspecteur observe, le signe d'attention s'il y a lieu, puis le guide à consulter. Les termes sont classés par système, puis par ordre alphabétique. L'anglicisme ou le sigle courant figure entre parenthèses après le terme français.
Un signe d'attention est une observation qui mérite l'avis d'un spécialiste avant l'achat ; ce n'est ni un diagnostic ni une estimation de coût. L'inspecteur fait fonctionner les appareils par leurs commandes normales et n'effectue aucun démontage.
Plomberie : termes de A à Z
Les termes de plomberie décrivent l'alimentation en eau, l'évacuation des eaux usées et la protection contre les refoulements d'égout.
Chauffe-eau (water heater)
Le chauffe-eau est l'appareil, le plus souvent à réservoir, qui chauffe et emmagasine l'eau chaude domestique. L'inspecteur note son emplacement, l'année de fabrication lisible sur la plaque signalétique et les traces de rouille ou de fuite à la base et aux raccords. Selon Santé Canada, régler le chauffe-eau à 60 °C limite la prolifération des bactéries Legionella. De la rouille ou de l'eau sous le réservoir est un signe d'attention à faire évaluer par un plombier.
Voir aussi (guide 19) : durée de vie des composants d'une maison.
Clapet antiretour (backwater valve)
Le clapet antiretour est un dispositif posé sur la tuyauterie d'évacuation qui empêche les eaux d'égout de refouler dans le sous-sol lorsque le réseau municipal est saturé, par exemple lors de pluies intenses. La Ville de Montréal distingue le clapet de type normalement fermé et le clapet de type normalement ouvert. L'inspecteur signale sa présence s'il est visible et accessible, sans l'ouvrir. Un clapet introuvable ou impossible à atteindre pour l'entretien mérite l'avis d'un plombier.
Colonne de chute (stack)
La colonne de chute est le tuyau vertical qui reçoit les eaux usées des toilettes et des autres appareils sanitaires et les conduit vers le branchement d'égout ; l'Office québécois de la langue française (OQLF) donne ce terme comme usuel au Canada. L'inspecteur observe les portions visibles, au sous-sol ou dans un vide technique, et note l'humidité ou la corrosion aux raccords. Une fuite ou une odeur d'égout persistante est un signe d'attention pour un plombier.
Entrée d'eau (entrée de service)
L'entrée d'eau, ou entrée de service, est le tuyau qui relie la propriété à la conduite municipale d'aqueduc. Selon la Ville de Montréal, elle comporte une portion publique, sous la responsabilité de la Ville, et une portion privée, qui appartient au propriétaire. L'inspecteur repère la partie visible là où l'entrée d'eau traverse la fondation et note le matériau apparent, sans excaver. Un matériau douteux se fait confirmer auprès de la municipalité ou d'un plombier.
Entrée d'eau en plomb (lead service line)
Une entrée d'eau en plomb est une entrée de service dont une partie est en plomb, un métal qui peut passer dans l'eau du robinet. Selon le gouvernement du Québec, ces entrées ont surtout été posées entre 1940 et 1955, et jusque dans les années 1970, dans des maisons unifamiliales et des immeubles de moins de 8 logements, dont des plex. L'inspecteur peut signaler un matériau suspect visible ; seul un dépistage confirme le plomb. Pour la santé, consultez Santé Canada.
Voir aussi (guide 9) : inspection d'un plex de 2 à 5 logements.
Évent de plomberie (tuyau de ventilation, vent)
L'évent de plomberie, ou tuyau de ventilation, est le tuyau qui prolonge le réseau d'évacuation jusqu'à l'air libre, habituellement au-dessus du toit, pour que l'air circule dans la tuyauterie d'égout. Les fiches techniques de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) décrivent la colonne de chute qui se prolonge ainsi en colonne de ventilation. L'inspecteur repère la sortie d'évent visible de l'extérieur, sans monter sur un toit non sécuritaire. Un évent absent ou obstrué mérite l'avis d'un plombier.
Fosse de retenue et pompe de puisard (sump pit, sump pump)
La fosse de retenue est un réservoir aménagé dans la dalle du sous-sol qui recueille l'eau, notamment celle du drain de fondation ; une pompe, souvent appelée pompe de puisard, la renvoie vers l'égout. La Ville de Montréal associe cette fosse aux clapets antiretour pour protéger les bâtiments contre les refoulements d'égout. L'inspecteur observe le couvercle, la pompe et sa conduite de refoulement, sans remplir la fosse. Une pompe absente ou débranchée est un signe d'attention.
PEX (polyéthylène réticulé)
Le polyéthylène réticulé, désigné couramment par le sigle anglais PEX, est un plastique traité pour former des liaisons entre ses chaînes de polymère. Selon l'OQLF, ce traitement améliore sa résistance à la chaleur, à la corrosion et au calcaire, d'où son emploi pour la distribution d'eau chaude et d'eau froide. L'inspecteur note le matériau des tuyaux visibles et l'état des raccords. Un raccord qui suinte ou un tuyau écrasé est un signe d'attention à confier à un plombier.
Polybutylène (PB, Poly-B)
Le polybutylène, abrégé PB et parfois appelé Poly-B, est un plastique employé dans certaines tuyauteries d'eau potable et certains systèmes de chauffage. Selon l'avis du règlement collectif canadien qui le concerne, le tuyau est non rigide, habituellement gris, parfois argenté ou noir, et il ne sert pas à l'évacuation des eaux usées. L'inspecteur signale les tuyaux visibles d'apparence semblable ; un plombier peut confirmer le matériau. L'effet du polybutylène sur l'assurance habitation relève de l'assureur.
Siphon (trap)
Le siphon est le tuyau recourbé placé sous un appareil sanitaire, comme un évier ou une baignoire, qui retient en permanence une petite quantité d'eau appelée garde d'eau. Les fiches de bonnes pratiques de la RBQ décrivent l'agencement de la tuyauterie qui permet de maintenir cette garde d'eau, qui fait barrière à l'air de l'égout. L'inspecteur fait couler l'eau aux appareils et observe les siphons visibles. Une fuite, un siphon absent ou une odeur d'égout est un signe d'attention.
Encadré légal — À Montréal, l'article 58 du Règlement sur les branchements aux réseaux d'aqueduc et d'égout publics et sur la gestion des eaux pluviales (20-030) prévoit que la portion privée d'une entrée d'eau encore en plomb est remplacée en même temps que la portion publique lors de certains travaux de la Ville. Ce remplacement est facturé au propriétaire, qui peut aussi le faire faire avant le passage de la Ville par l'entrepreneur de son choix, puis déclarer le matériau à la Ville. Le Règlement sur la protection des bâtiments contre les refoulements d'égout (11-010) encadre l'installation des clapets antiretour sur le territoire montréalais ; les autres municipalités ont leurs propres règlements. Sources : Ville de Montréal, « Pourquoi remplacer les entrées d'eau en plomb? » (mise à jour le 2 avril 2025) et fiche d'information sur le Règlement 11-010, consultées le 11 octobre 2026.
Électricité : termes de A à Z
Les termes d'électricité décrivent l'entrée du courant, sa distribution dans la maison et les dispositifs qui protègent les circuits et les personnes.
Ampérage (amps, capacité de l'entrée électrique)
L'ampérage, dans un rapport d'inspection, désigne l'intensité maximale que l'entrée électrique et le panneau principal peuvent fournir, inscrite en ampères (A) sur le disjoncteur principal ou le panneau. Un panneau dit « de 100 ampères » peut donc fournir au plus 100 A. L'inspecteur relève la valeur indiquée, sans calcul de charge. Selon Ressources naturelles Canada (RNCan), une thermopompe entièrement électrique exige habituellement une entrée de 200 A ; un projet de conversion du chauffage justifie l'avis d'un maître électricien.
Voir aussi (guide 54) : ampérage d'une entrée électrique, page à paraître.
DDFT (disjoncteur différentiel de fuite à la terre, GFCI)
Le DDFT, ou disjoncteur différentiel de fuite à la terre, coupe automatiquement un circuit lorsqu'il détecte une fuite de courant vers le sol, selon l'OQLF ; l'anglicisme courant est GFCI. Le DDFT prend la forme d'une prise à bouton d'essai ou d'un disjoncteur. Le gouvernement du Québec recommande que les prises de la salle de bain et de l'extérieur en soient munies. L'inspecteur repère ces prises près de l'eau ; une prise non protégée à ces endroits est un signe d'attention.
Disjoncteur (breaker)
Le disjoncteur est l'interrupteur automatique du panneau électrique qui coupe un circuit en cas de surcharge ou de court-circuit ; contrairement au fusible, il se réenclenche sans être remplacé, comme le précise l'OQLF. Les rapports emploient souvent l'anglicisme « breaker ». L'inspecteur observe les disjoncteurs lorsque le couvercle du panneau peut être retiré de façon sécuritaire. Un disjoncteur chaud, noirci ou qui déclenche à répétition est un signe d'attention pour un maître électricien.
Disjoncteur anti-arc (AFCI)
Le disjoncteur anti-arc, que l'OQLF nomme aussi disjoncteur combiné anti-arc (DCAA), coupe automatiquement l'alimentation lorsqu'il détecte un défaut d'arc, c'est-à-dire une décharge électrique accidentelle dans le câblage. Le gouvernement du Québec rappelle qu'un arc électrique peut causer un incendie. L'inspecteur repère ces disjoncteurs au panneau par leur bouton d'essai et leur étiquette, sans vérifier la conformité au code. L'utilité d'en ajouter dans une maison ancienne s'évalue avec un maître électricien.
Entrée électrique (service entrance, mât, compteur)
L'entrée électrique est l'ensemble qui amène le courant du réseau d'Hydro-Québec au panneau : mât ou conduit, tête de branchement, ferrure, embase du compteur et coffret de branchement. Selon Hydro-Québec, un problème qui provient de l'installation du client se fait corriger par un maître électricien, aux frais du propriétaire. L'inspecteur observe ces éléments depuis le sol, sans toucher aux conducteurs. Un mât penché, une ferrure arrachée ou de la rouille sur le coffret est un signe d'attention.
Filage d'aluminium (aluminum wiring)
Le filage d'aluminium désigne des circuits dont les conducteurs sont en aluminium plutôt qu'en cuivre. Selon la Consumer Product Safety Commission des États-Unis, ce câblage a été posé à partir du milieu des années 1960, en raison d'une pénurie de cuivre, et le risque se situe aux connexions, qui peuvent surchauffer. La Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) publie des consignes précises pour raccorder ces conducteurs. L'inspecteur le signale ; l'évaluation relève d'un maître électricien.
Voir aussi (guide 1) : risques selon l'année de construction.
Filage sur isolateurs (knob and tube, bouton et tube)
Le filage sur isolateurs, appelé « knob and tube » ou « bouton et tube », est un ancien câblage dont les fils courent à découvert, tenus à distance de la charpente par des isolateurs. L'Electrical Safety Authority (ESA) de l'Ontario situe son usage résidentiel du début des années 1900 aux années 1940 et ne le juge pas dangereux en soi s'il est entretenu. L'inspecteur le signale s'il est visible dans l'entretoit ou le sous-sol. Les modifications improvisées sont le principal signe d'attention.
Fusible (fuse)
Le fusible est un coupe-circuit qui contient un élément de métal conçu pour fondre lorsqu'une surcharge ou un court-circuit chauffe le circuit, selon l'OQLF ; un fusible grillé ne se réutilise pas et doit être remplacé. L'inspecteur note le type de panneau et, si les calibres sont lisibles, un fusible qui paraît trop fort pour le circuit. L'ESA de l'Ontario compte ce surcalibrage parmi les modifications non sécuritaires ; il justifie l'avis d'un maître électricien.
Panneau électrique (panel, panneau secondaire)
Le panneau électrique, que l'OQLF nomme aussi tableau de distribution, est le boîtier qui contient le disjoncteur ou l'interrupteur principal ainsi que les disjoncteurs ou les fusibles de chaque circuit ; l'anglicisme courant est « panel ». Une installation peut compter un panneau principal et des panneaux secondaires. L'inspecteur retire le couvercle seulement si c'est sécuritaire et note les traces d'échauffement, la rouille et les fils mal fixés. Tout signe de chaleur justifie l'avis d'un maître électricien.
Voir aussi (guide 21) : coût de remplacement des composants.
Prise sans terre (prise à deux trous)
Une prise sans terre est une prise à deux fentes, sans le trou rond de mise à la terre, raccordée à un circuit sans conducteur de terre. La mise à la terre est la liaison qui dirige un courant de défaut vers le sol. L'ESA de l'Ontario classe parmi les pratiques non sécuritaires le remplacement d'une prise à deux trous par une prise à trois trous sur du filage sur isolateurs. L'inspecteur vérifie les prises accessibles avec un testeur.
Chauffage et ventilation : termes de A à Z
Les termes de chauffage et de ventilation décrivent les appareils qui produisent la chaleur, ceux qui la distribuent et ceux qui renouvellent l'air de la maison.
Avertisseur de monoxyde de carbone (détecteur de CO)
L'avertisseur de monoxyde de carbone, communément appelé détecteur de CO, est l'appareil qui sonne lorsque ce gaz incolore et inodore atteint une concentration dangereuse. Selon Santé Canada, seul un avertisseur permet de le détecter ; le gouvernement du Québec recommande d'en installer là où se trouvent des sources de ce gaz, comme une fournaise ou une chaudière à combustion. L'inspecteur note sa présence près des chambres. En cas d'alarme, Santé Canada recommande de sortir immédiatement et de composer le 9-1-1.
Chaudière et radiateur à eau chaude (boiler)
La chaudière est l'appareil qui chauffe de l'eau pour la faire circuler dans des radiateurs ou un plancher radiant ; on parle alors de système hydronique. Selon RNCan, la chaudière à combustion produit sa chaleur en brûlant un combustible comme le gaz naturel ou le mazout. L'inspecteur la fait fonctionner par le thermostat si elle est en service et observe les fuites aux radiateurs et à la tuyauterie visible. Une fuite ou de la corrosion justifie l'avis d'un technicien en chauffage.
Chauffage radiant (plancher radiant)
Le chauffage radiant est un système qui chauffe une pièce à partir d'une surface, le plus souvent le plancher, au moyen de tuyaux d'eau chaude ou d'éléments électriques intégrés. RNCan cite le plancher radiant parmi les systèmes hydroniques qu'alimente une chaudière ou une thermopompe air-eau. La RBQ publie aussi des consignes sur les pellicules de chauffage radiant électriques. L'inspecteur ne voit que les commandes et le collecteur ; les tuyaux et les éléments enfouis échappent à l'inspection visuelle.
Conduit de fumée (cheminée)
Le conduit de fumée est le passage, en maçonnerie ou en métal, qui évacue à l'extérieur les gaz produits par une fournaise, une chaudière, un chauffe-eau au gaz ou un poêle à bois. Santé Canada recommande de nettoyer la cheminée pour prévenir les intoxications au monoxyde de carbone. L'inspecteur observe les portions visibles, le raccord à l'appareil et le couronnement, depuis le sol ou le toit si l'accès est sécuritaire. L'intérieur du conduit relève d'un ramoneur ou d'un technicien qualifié.
Échangeur d'air (VRC, VRE)
L'échangeur d'air est l'appareil de ventilation mécanique qui remplace en continu l'air vicié par de l'air extérieur. Selon RNCan, le ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) préchauffe l'air entrant avec la chaleur de l'air évacué, et le ventilateur récupérateur d'énergie (VRE) transfère aussi une partie de l'humidité. L'inspecteur le met en marche par sa commande et observe les filtres. Des filtres encrassés indiquent un entretien négligé ; la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) recommande un entretien régulier.
Fournaise (générateur d'air chaud)
La fournaise, que RNCan nomme générateur d'air chaud, est l'appareil qui réchauffe l'air et le distribue dans la maison par des conduits et des grilles. Selon RNCan, la fournaise à combustion produit sa chaleur en brûlant un combustible comme le gaz naturel ou le mazout. Santé Canada recommande de faire inspecter la fournaise chaque année. L'inspecteur la fait démarrer par le thermostat et observe le filtre et les conduits visibles, sans démonter le brûleur ni l'échangeur de chaleur.
Mazout (huile à chauffage)
Le mazout, souvent appelé huile à chauffage, est le combustible liquide brûlé par certaines fournaises et chaudières et stocké dans un réservoir intérieur ou extérieur. Le guide sur le réservoir d'huile explique ce que l'inspection observe sur ce réservoir et les points à clarifier avant l'achat d'une propriété chauffée au mazout.
Voir aussi (guide 27) : réservoir d'huile à chauffage.
Plinthe électrique et convecteur (baseboard heater)
La plinthe électrique est l'appareil de chauffage installé au bas du mur qui chauffe l'air au moyen d'une résistance ; le convecteur est un appareil mural qui fonctionne selon le même principe. Hydro-Québec les présente comme une source de chauffage d'appoint courante dans les maisons équipées d'une thermopompe. L'inspecteur vérifie qu'ils chauffent lorsque le thermostat est monté et note les meubles placés devant. Des marques de brûlure ou une odeur de chaud justifient l'avis d'un maître électricien.
Thermopompe (heat pump) et dégivrage
La thermopompe est un appareil réversible qui transfère la chaleur de l'extérieur vers l'intérieur en hiver, et l'inverse en été. Selon RNCan, la thermopompe à air se met en mode dégivrage pour faire fondre le givre de son serpentin extérieur ; sous sa température minimale de fonctionnement (de −15 à −25 °C pour les modèles récents), un chauffage d'appoint prend le relais. L'inspecteur la fait fonctionner selon la saison. Une glace persistante sur l'appareil extérieur justifie l'avis d'un technicien en chauffage.
Thermostat
Le thermostat est la commande qui met en marche ou arrête un appareil de chauffage selon la température choisie. RNCan décrit, pour les thermopompes à conduits, des thermostats à deux niveaux de chauffage : le premier commande la thermopompe, le second déclenche le chauffage d'appoint. L'inspecteur utilise les thermostats pour faire fonctionner les appareils, comme le ferait un occupant. Un thermostat qui ne commande aucun appareil ou une pièce qui ne chauffe pas est un signe d'attention.
Termes voisins dans les autres sous-pages
Les termes ci-dessous ne relèvent pas des systèmes mécaniques et sont définis dans les autres sous-pages du glossaire de l'inspection : drain de fondation, entretoit, solin, efflorescence, ocre ferreuse, pyrite, radon, vermiculite et garantie légale de qualité. Consultez la page principale du glossaire de l'inspection pour la liste complète.
Limites de l'inspection sur la plomberie, l'électricité et le chauffage
L'inspection préachat des systèmes mécaniques est visuelle et non destructive : elle repère les signes d'attention, mais ne remplace pas l'expertise d'un maître électricien, d'un plombier ou d'un technicien en chauffage. Les éléments cachés dans les murs, sous les planchers ou sous terre ne sont pas visibles.
Ce que l'inspecteur ne fait pas sur les systèmes — L'inspecteur ne retire pas le couvercle d'un panneau électrique lorsque ce n'est pas sécuritaire ; il ne fait aucun test de charge ni calcul de capacité électrique ; il ne met pas en marche un appareil éteint pour l'hiver ; il ne démonte aucun appareil, conduit ou brûleur et n'examine pas l'intérieur des cheminées ni les tuyaux enfouis ; il ne vérifie pas la conformité aux codes ni aux règlements. Pour ces vérifications, faites appel au spécialiste du système concerné.
Encadré légal — Selon la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ), les maîtres électriciens ont le droit exclusif de réaliser des travaux d'installation électrique au Québec et doivent être membres de la CMEQ ; la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) est chargée de l'inspection des travaux et des installations électriques. Le gouvernement du Québec recommande de faire appel à un maître électricien pour tous les travaux touchant l'électricité. La licence d'un entrepreneur se vérifie au Registre des détenteurs de licence de la RBQ. Sources : CMEQ, fiche technique de l'étude pancanadienne (2019) ; RBQ, page « Électricité » ; Québec.ca, « Prévenir les risques d'incendie liés à l'électricité », consultées le 11 octobre 2026.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre des fusibles et des disjoncteurs ?
Un fusible et un disjoncteur protègent tous deux un circuit contre la surcharge et le court-circuit. Le fusible fond et doit être remplacé, alors que le disjoncteur se réenclenche d'un geste, selon l'Office québécois de la langue française. La présence de fusibles n'indique pas à elle seule un défaut, mais l'inspecteur la signale pour que l'acheteur fasse évaluer l'installation par un maître électricien et vérifie la position de son assureur.
Quelle est la différence entre un DDFT et un disjoncteur anti-arc ?
Le DDFT coupe le courant lorsqu'il détecte une fuite vers la terre, une protection des personnes utile près de l'eau, dans la salle de bain ou à l'extérieur. Le disjoncteur anti-arc coupe le courant lorsqu'il détecte un arc électrique accidentel dans le câblage, une cause possible d'incendie. L'inspecteur repère la présence de ces dispositifs ; la décision d'en ajouter revient à un maître électricien.
Quelle est la différence entre une fournaise et une chaudière ?
La fournaise chauffe de l'air et le pousse dans des conduits et des grilles, tandis que la chaudière chauffe de l'eau qui circule dans des radiateurs ou un plancher radiant. Les deux peuvent brûler du mazout ou du gaz naturel. Dans ce cas, Santé Canada recommande un avertisseur de monoxyde de carbone près des chambres et une inspection annuelle de l'appareil par un technicien en chauffage.
L'inspecteur peut-il confirmer qu'une entrée d'eau est en plomb ?
Non, l'inspecteur peut seulement signaler une portion visible qui ressemble à du plomb, là où l'entrée d'eau traverse la fondation. La confirmation passe par un dépistage. À Montréal, la Ville accepte les demandes de dépistage à domicile pour les bâtiments de 8 logements ou moins construits avant 1970. Ailleurs au Québec, renseignez-vous auprès de votre municipalité.
Un VRC, est-ce la même chose qu'un échangeur d'air ?
Dans les rapports et les fiches de vente, « échangeur d'air » désigne le plus souvent un VRC ou un VRE. Le VRC récupère la chaleur de l'air évacué pour tempérer l'air frais, et le VRE récupère aussi une partie de l'humidité. Ressources naturelles Canada recommande de laisser l'appareil fonctionner en permanence, sauf pendant l'entretien, et de le faire entretenir chaque année.
Pour faire examiner la plomberie, l'électricité et le chauffage d'une propriété avant l'achat, vous pouvez réserver une inspection préachat sur Viveam.
Liens internes
- Durée de vie des composants d'une maison — les repères de durée de vie des principaux composants d'une maison, dont les systèmes mécaniques.
- Coût de remplacement des composants — les coûts de remplacement sourcés des principaux composants d'une maison.
- Réservoir d'huile à chauffage — ce qu'il faut vérifier sur un réservoir de mazout avant l'achat.
- Risques selon l'année de construction — les matériaux et installations typiques de chaque époque, dont le filage ancien.
- Inspection d'un plex de 2 à 5 logements — ce que l'inspection préachat couvre dans un duplex, un triplex ou un plex de 4 ou 5 logements.
Sources
- Office québécois de la langue française (OQLF) — Grand dictionnaire terminologique, fiche « disjoncteur différentiel de fuite à la terre » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/17034335/disjoncteur-differentiel-de-fuite-a-la-terre — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « disjoncteur différentiel » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/9099916/disjoncteur-differentiel — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « disjoncteur combiné anti-arc » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26556598/disjoncteur-combine-anti-arc — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « fusible » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8363360/fusible — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « tableau de distribution » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/19467583/tableau-de-distribution — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « polyéthylène réticulé » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/17020547/polyethylene-reticule — consulté le 2026-10-11.
- OQLF — Grand dictionnaire terminologique, fiche « tuyau de chute unique » (colonne de chute) — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/17088103/tuyau-de-chute-unique — consulté le 2026-10-11.
- Régie du bâtiment du Québec (RBQ) — Électricité — https://www.rbq.gouv.qc.ca/domaines-dintervention/electricite/ — consulté le 2026-10-11.
- RBQ — Fiche Bonnes pratiques Plomberie « Bras de siphon et tuyau de vidange » — https://www.rbq.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/Publications/francais/bras-siphon-tuyau-vidange.pdf — consulté le 2026-10-11.
- RBQ — Ventilation du branchement d'égout — https://www.rbq.gouv.qc.ca/domaines-dintervention/plomberie/interpretations-et-directives-techniques/ventilation-du-branchement-degout/ — consulté le 2026-10-11 (publié en juin 2016, mis à jour en février 2020).
- Gouvernement du Québec — Prévenir les risques d'incendie liés à l'électricité — https://www.quebec.ca/securite-situations-urgence/securite-incendie/prevenir-incendie/electricite — consulté le 2026-10-11.
- Gouvernement du Québec — Plomb (eau potable) — https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/eau-potable/contamination-de-l-eau-reseau-de-distribution/plomb — consulté le 2026-10-11.
- Gouvernement du Québec — Prévenir les intoxications au monoxyde de carbone — https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/sante-et-environnement/prevenir-les-intoxications-au-monoxyde-de-carbone/ — consulté le 2026-10-11.
- Ville de Montréal — Pourquoi remplacer les entrées d'eau en plomb? — https://montreal.ca/articles/pourquoi-remplacer-les-entrees-deau-en-plomb-14431 — consulté le 2026-10-11 (mis à jour le 2 avril 2025).
- Ville de Montréal — Demander le dépistage d'une entrée d'eau en plomb — https://montreal.ca/demarches/demander-le-depistage-dune-entree-deau-en-plomb — consulté le 2026-10-11.
- Ville de Montréal — Fiche d'information « Installation de clapets antiretours », Règlement 11-010 — https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/11-010_Fiche%20d'information%20(1)_0.pdf — consulté le 2026-10-11.
- Santé Canada — Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada : document technique – le plomb — https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/recommandations-pour-qualite-eau-potable-canada-document-technique-plomb/document-reference.html — consulté le 2026-10-11.
- Santé Canada — Monoxyde de carbone : Aperçu — https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/qualite-air/polluants/monoxyde-carbone.html — consulté le 2026-10-11.
- Santé Canada — Infographie « Monoxyde de carbone (CO) » — https://www.canada.ca/content/dam/hc-sc/documents/services/publications/healthy-living/infographic-carbon-monoxid/infographie-monoxyde-de-carbone.pdf — consulté le 2026-10-11 (publiée en 2025).
- Santé Canada — Infographie « Conditions propices à la prolifération de bactéries Legionella » — https://www.canada.ca/content/dam/hc-sc/documents/services/healthy-living/infographic-legionella-infographie-legionella/infographie-legionella.pdf — consulté le 2026-10-11 (publiée en 2021).
- Ressources naturelles Canada (RNCan) — Le chauffage et le refroidissement à l'aide d'une thermopompe — https://ressources-naturelles.canada.ca/efficacite-energetique/energy-star/chauffage-refroidissement-aide-thermopompe — consulté le 2026-10-11 (modifié le 2025-12-24).
- RNCan — Ventilateurs-récupérateurs de chaleur et d'énergie — https://ressources-naturelles.canada.ca/efficacite-energetique/energy-star/ventilateurs-recuperateurs-chaleur-energie — consulté le 2026-10-11.
- Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) — L'entretien d'un ventilateur récupérateur de chaleur — https://www.cmhc-schl.gc.ca/professionnels/innovation-et-leadership-dans-le-secteur/expertise-de-lindustrie/logement-des-autochtones/creation-et-gestion-de-logements-pour-les-autochtones/solutions-dentretien/lentretien-dun-ventilateur-recuperateur-de-chaleur- — consulté le 2026-10-11.
- Hydro-Québec — En cas de panne — https://pannes.hydroquebec.com/pannes/en-cas-de-panne — consulté le 2026-10-11.
- Hydro-Québec — Fiche de vérification de l'installation électrique, installation résidentielle à 120/240 V, 200 A et moins — https://pannes.hydroquebec.com/data/cmeq/pdf/fiche-verification.pdf — consulté le 2026-10-11 (version 2025-03).
- Hydro-Québec — Guide d'utilisation et d'entretien de la thermopompe (projet pilote en logement social) — https://www.hydroquebec.com/data/logisvert/guide-utilisation-entretien-thermopompe-oh.pdf — consulté le 2026-10-11.
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- Electrical Safety Authority (Ontario) — Balado, épisode 14 « Knob & Tube Wiring » — https://esasafe.com/contractors/podcast/episode-14-knob-and-tube-wiring/episode-14-knob-and-tube-wiring/ — consulté le 2026-10-11.
- U.S. Consumer Product Safety Commission — Publication 516 « Repairing Aluminum Wiring » — https://www.cpsc.gov/s3fs-public/516.pdf — consulté le 2026-10-11.
- Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) — Bulletin technique d'installation BTI-013 « Jonction des conducteurs en aluminium » — https://www.cmeq.org/fileadmin/user_upload/Documents_reserves/Documents_techniques/BTI/BTI-013_Jonction_conducteurs_alu-08022019.pdf — consulté le 2026-10-11 (daté de février 2019).
- CMEQ — Fiche technique, étude pancanadienne sur les pratiques d'inspection des installations et travaux électriques — https://www.cmeq.org/fileadmin/user_upload/documents/Communiqu%C3%A9s/Fiche_Technique.pdf — consulté le 2026-10-11 (publiée en juin 2019).
- Avis juridique relatif à la transaction proposée aux propriétaires de tuyauterie et de systèmes de chauffage en polybutylène (règlement collectif canadien) — https://www.siskinds.com/cmsfiles/PDF/Product/PolyPipe/shell_legal_notice_FR.pdf — consulté le 2026-10-11 (date de publication non indiquée).