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Que veulent dire les termes de toiture et d'enveloppe dans un rapport d'inspection ?

En bref — Les termes de toiture et d'enveloppe désignent les éléments qui protègent une maison de l'eau, de l'air et du froid : solin, chantepleure, pare-vapeur, membrane élastomère, barrage de glace. Ce glossaire définit chaque terme en français du Québec, précise ce que l'inspecteur observe et le signe qui mérite l'attention d'un acheteur.

Cette page regroupe les termes de toiture et d'enveloppe qu'un acheteur québécois rencontre dans un rapport d'inspection préachat ou une fiche de vente. Chaque entrée donne aussi l'équivalent anglais courant (flashing, drip edge, shingles) pour retrouver le mot tel qu'on l'entend sur un chantier. Les guides du site développent la durée de vie, les coûts et les risques ; ce glossaire se limite aux définitions.

Comment lire ces termes de toiture et d'enveloppe

Chaque terme est défini dans une entrée autonome qui suit toujours le même ordre : la définition, ce que l'inspecteur observe, puis le signe d'attention s'il y a lieu. L'enveloppe du bâtiment est l'ensemble des parois qui séparent l'intérieur de l'extérieur : toit, murs, fenêtres et portes.

Les formes françaises suivent le Grand dictionnaire terminologique (GDT) de l'Office québécois de la langue française (OQLF). Les rôles des composantes s'appuient sur CAA-Québec et sur Ressources naturelles Canada (RNCan). Aucune définition ne donne de prix ni de durée de vie chiffrée : ces données relèvent des guides spécialisés.

Les lignes « Voir aussi » renvoient soit à une autre entrée de cette page, soit au guide qui développe le sujet. Un guide qui n'est pas encore publié est mentionné par son numéro, sans lien.

Termes de toiture et d'enveloppe de A à Z

Allège {#allege}

L'allège est la partie d'un mur située entre le plancher et le bas d'une fenêtre ; l'OQLF donne aussi « mur d'allège ». L'allège ne se confond pas avec l'appui de fenêtre (window sill), le rebord incliné sur lequel l'eau s'écoule, que le GDT nomme aussi « seuil de fenêtre ». L'inspecteur observe l'appui et la maçonnerie sous la fenêtre. Un appui fissuré ou incliné vers le mur peut diriger l'eau dans la paroi.

Voir aussi : calfeutrage.

Bardeau d'asphalte {#bardeau-asphalte}

Le bardeau d'asphalte est un élément de couverture fait d'une armature imprégnée de bitume et revêtue d'une couche protectrice, posé en rangs qui se chevauchent ; l'anglais dit « shingle ». Selon l'OQLF, le bardeau d'asphalte se répand au Québec surtout depuis la Seconde Guerre mondiale. L'inspecteur observe les bardeaux depuis le sol, l'échelle ou le toit s'il est accessible : bardeaux soulevés, recourbés, fissurés ou manquants.

Voir aussi : le guide sur la durée de vie des composants d'une maison (19), qui traite l'usure des couvertures. Ce glossaire n'en donne pas les chiffres.

Barrage de glace {#barrage-de-glace}

Un barrage de glace est un bourrelet de glace qui se forme au bas du toit, au-dessus de l'avant-toit ; l'anglais dit « ice dam » et CAA-Québec emploie aussi « digue de glace ». Selon CAA-Québec, la chaleur qui s'échappe vers l'entretoit fait fondre la neige, l'eau regèle au bord du toit, s'accumule derrière la glace et peut s'infiltrer. CAA-Québec en attribue la cause principale à une mauvaise ventilation de l'entretoit.

Voir aussi : ventilation de l'entretoit, membrane d'avant-toit.

Bordure de toit {#bordure-de-toit}

La bordure de toit est la planche de finition qui couvre l'extrémité des chevrons le long de l'avant-toit et qui porte parfois la gouttière. L'OQLF déconseille « fascia », un emprunt non légitimé en français au Québec, et privilégie « bordure de toit » ou « bordure d'avant-toit ». L'inspecteur observe la bordure de toit depuis le sol ou l'échelle : revêtement décollé, peinture écaillée, bois gonflé ou pourri près des gouttières.

Voir aussi : soffite, gouttière.

Calfeutrage {#calfeutrage}

Le calfeutrage est l'obturation des joints, des fissures et des ouvertures, le plus souvent par un cordon de scellant autour des fenêtres, des portes et des percements du mur ; l'anglais dit « caulking ». Le GDT donne aussi « calfeutrement ». L'inspecteur observe les joints extérieurs : scellant fissuré, décollé, durci ou manquant. Un calfeutrage dégradé relève de l'entretien courant, mais il peut laisser l'eau et l'air pénétrer dans le mur.

Voir aussi : allège, solin.

Chantepleure {#chantepleure}

La chantepleure est une petite ouverture laissée au bas d'un mur de maçonnerie pour évacuer l'eau ; selon une fiche du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) reprise par l'OQLF, on dit aussi « trou d'évacuation d'eau » (weep hole en anglais). L'inspecteur vérifie depuis le sol que les chantepleures sont présentes et dégagées au bas du parement de brique. Des chantepleures bouchées par du mortier, de la peinture ou de la terre méritent l'avis d'un maçon.

Voir aussi : parement, rejointoiement.

Cheminée : couronnement et chemisage {#cheminee}

Le couronnement de cheminée est l'élément de finition, souvent en béton, qui coiffe le haut d'une cheminée de maçonnerie ; CAA-Québec parle aussi de « couronne ». Le chemisage de cheminée est l'insertion d'une gaine, souvent en acier inoxydable, dans le conduit existant, selon CAA-Québec. L'inspecteur observe la cheminée depuis le sol, l'échelle ou le toit : couronnement fissuré, briques effritées, solin décollé. L'intérieur du conduit relève d'un ramoneur.

Voir aussi : solin.

Descente pluviale {#descente-pluviale}

La descente pluviale est le tuyau vertical qui conduit l'eau de la gouttière vers le sol ou vers un drain ; l'OQLF accepte aussi « tuyau de descente » et « descente de gouttière », et l'anglais dit « downspout ». Selon l'OQLF, la pièce recourbée au bas de la descente pluviale s'appelle un « dauphin ». L'inspecteur vérifie où l'eau est rejetée. Une descente débranchée ou qui se déverse au pied du mur favorise les infiltrations au sous-sol.

Voir aussi : gouttière.

Entretoit {#entretoit}

L'entretoit est l'espace situé entre le toit et le plafond du dernier étage ; l'OQLF le donne comme synonyme de « comble » et l'anglais dit « attic ». L'inspecteur observe généralement l'entretoit depuis la trappe d'accès, sans y circuler ni déplacer l'isolant. Il note l'isolant visible, les traces d'eau, de givre ou de moisissure sous le pontage et l'état des évents. Un entretoit sans trappe accessible ne peut pas être observé.

Voir aussi : ventilation de l'entretoit ; guide 74 sur le grenier (à venir).

Évent de toit {#event-de-toit}

L'évent de toit est une ouverture posée sur la toiture qui laisse sortir l'air chaud et humide de l'entretoit ; l'OQLF accepte aussi « évent de toiture » et « évent d'entretoit », et CAA-Québec emploie « aérateur ». Selon l'OQLF, l'air entre par les soffites et ressort par l'évent de toit. L'inspecteur observe le nombre et l'état des évents depuis le sol ou le toit. Des évents rares ou obstrués limitent la ventilation de l'entretoit.

Voir aussi : soffite.

Faîte et faîtière {#faite}

Le faîte est la ligne horizontale la plus haute d'un toit, là où les versants se rejoignent ; l'anglais dit « ridge ». La faîtière est l'élément de couverture qui recouvre le faîte et raccorde les deux versants, selon l'OQLF. L'inspecteur observe la ligne du faîte depuis le sol ou le toit. Un faîte qui ondule ou s'affaisse peut signaler un problème de charpente, à faire évaluer par un spécialiste en structure.

Voir aussi : évent de toit.

Gouttière {#gouttiere}

La gouttière est le conduit fixé au bord inférieur du toit qui recueille et évacue l'eau de pluie et de fonte ; l'anglais dit « gutter ». L'inspecteur observe la gouttière depuis le sol ou l'échelle : pente, joints, fixations, débris. Une gouttière qui déborde ou se détache rejette l'eau contre le parement et la fondation. La gouttière forme un système avec la descente pluviale.

Voir aussi : descente pluviale, bordure de toit.

Isolant thermique {#isolant}

L'isolant thermique est un matériau à faible conductivité qui ralentit la perte de chaleur ; les familles courantes sont la laine minérale, la cellulose soufflée, le polystyrène expansé ou extrudé (styromousse) et le polyuréthane giclé. RNCan décrit ces familles dans son guide « Emprisonnons la chaleur ». L'inspecteur identifie le type d'isolant visible sans le déplacer ni l'échantillonner. Un isolant tassé, mouillé ou absent par endroits est noté.

Voir aussi : résistance thermique, vermiculite.

Larmier {#larmier}

Le larmier est la moulure, souvent métallique, posée au bas des versants pour écarter l'eau de la bordure de toit ; l'anglais dit « drip edge ». Selon CAA-Québec, le larmier de toiture n'est pas obligatoire, mais il est recommandé. En maçonnerie, l'OQLF désigne aussi par « larmier » la rainure sous une saillie qui empêche l'eau de couler sur la façade. L'inspecteur vérifie la présence du larmier depuis le sol ou l'échelle.

Voir aussi : bordure de toit.

Linteau {#linteau}

Le linteau est la pièce horizontale qui porte la charge au-dessus d'une porte ou d'une fenêtre ; dans un mur de brique, le linteau peut être une cornière d'acier. L'anglais dit « lintel ». L'inspecteur observe le linteau depuis le sol. Un linteau d'acier rouillé, une cornière déformée ou des fissures dans la brique au-dessus de l'ouverture sont des signes à faire évaluer par un maçon.

Voir aussi : parement.

Lucarne {#lucarne}

La lucarne est une structure en saillie sur un toit en pente qui éclaire ou ventile les combles et peut donner accès au toit ; l'anglais dit « dormer ». Les jonctions d'une lucarne avec la toiture demandent des solins et créent souvent des noues. L'inspecteur observe ces jonctions, le revêtement des côtés de la lucarne et, à l'intérieur, les traces d'eau sous la lucarne.

Voir aussi : solin, noue.

Membrane d'avant-toit {#membrane-avant-toit}

La membrane d'avant-toit est le revêtement étanche posé sous les bardeaux, au bas du toit, pour limiter les infiltrations causées par les barrages de glace, selon CAA-Québec ; l'anglais dit « eave protection ». L'inspecteur ne voit pas la membrane d'avant-toit sous une couverture en place. Les factures et les garanties de la toiture sont le moyen de connaître les produits posés ; l'acheteur peut les demander au vendeur.

Voir aussi : sous-couche, barrage de glace.

Membrane élastomère {#membrane-elastomere}

La membrane élastomère est une membrane d'étanchéité en bitume modifié par des polymères, posée sur les toits plats ; l'OQLF définit le bitume modifié comme un bitume amélioré par l'ajout de polymères. L'inspecteur observe la membrane élastomère si le toit est accessible et sûr : boursouflures, fissures, joints ouverts, eau stagnante. Les relevés le long des parapets et le pourtour des drains méritent une attention particulière.

Voir aussi : le guide sur le coût de remplacement des composants (21), qui chiffre la réfection d'une toiture. Ce glossaire n'en donne pas les montants.

Noue {#noue}

La noue est l'angle rentrant formé par la rencontre de deux versants de toit, où l'eau converge ; l'anglais dit « valley ». Selon CAA-Québec, la noue est étanchée par un solin souple ou métallique. L'inspecteur observe la noue avec attention parce qu'elle reçoit beaucoup d'eau et de glace : bardeaux usés, débris accumulés, solin fissuré ou déplacé.

Voir aussi : solin, lucarne.

Pare-air {#pare-air}

Le pare-air est une membrane ou un matériau qui empêche l'air de traverser une paroi ; l'OQLF donne « membrane pare-air » et classe « housewrap » comme équivalent anglais. Dans les rapports, cette membrane posée sur le revêtement intermédiaire est aussi appelée « pare-intempéries », ou désignée à tort par une marque de commerce. Selon RNCan, le pare-air doit être continu. L'inspecteur ne voit le pare-air qu'aux endroits découverts.

Voir aussi : pare-vapeur.

Parement {#parement}

Le parement est le revêtement extérieur qui protège les murs : brique, pierre, bardeau, planches ou crépi, selon l'OQLF. Le parement de planches horizontales qui se chevauchent s'appelle « déclin » (siding en anglais). L'inspecteur observe le parement depuis le sol : fissures, briques effritées, planches gonflées, joints ouverts, contact avec le sol. Le type de parement détermine le spécialiste à consulter : maçon, menuisier ou entrepreneur en revêtement.

Voir aussi : chantepleure, linteau.

Pare-vapeur {#pare-vapeur}

Le pare-vapeur est une feuille ou une membrane qui freine le passage de la vapeur d'eau à travers une paroi ; l'anglais dit « vapour barrier ». Selon RNCan, le pare-vapeur se place du côté chaud du mur. RNCan précise que, dans les maisons anciennes, le pare-vapeur peut n'être que du papier ciré, du papier kraft ou de la peinture. L'inspecteur ne voit généralement pas le pare-vapeur derrière les finis intérieurs.

Voir aussi : pare-air ; les matériaux attendus selon l'époque sont résumés dans le guide sur les risques selon l'année de construction (1).

Pont thermique {#pont-thermique}

Le pont thermique est une zone où l'isolation est rompue ou réduite, par exemple à la jonction d'un mur et d'un plancher, selon l'OQLF ; l'anglais dit « thermal bridge ». En hiver, un pont thermique peut se manifester par une surface froide ou de la condensation localisée. L'inspecteur peut soupçonner un pont thermique à l'œil ; le confirmer demande une analyse thermographique, qui dépasse l'inspection visuelle.

Voir aussi : isolant thermique.

Pontage {#pontage}

Le pontage est la surface de panneaux, généralement de contreplaqué, fixée sur la charpente du toit et sur laquelle on cloue la couverture ; CAA-Québec emploie aussi « support de couverture », et l'anglais dit « roof deck ». L'inspecteur voit le dessous du pontage depuis la trappe de l'entretoit : taches d'eau, givre, moisissure, bois noirci. Sur le toit, un pontage affaibli peut céder légèrement sous le pied.

Voir aussi : entretoit, sous-couche.

Puits de lumière {#puits-de-lumiere}

Le puits de lumière est une fenêtre posée dans le toit pour faire entrer la lumière naturelle ; l'OQLF accepte aussi « lanterneau », et l'anglais dit « skylight ». L'inspecteur observe de l'intérieur les cernes ou la condensation autour du cadre et, depuis le toit s'il est accessible, les solins du pourtour. Des traces d'eau autour d'un puits de lumière se signalent à un couvreur.

Voir aussi : solin.

Rejointoiement {#rejointoiement}

Le rejointoiement est la réfection des joints de mortier d'une maçonnerie ancienne ou mal jointoyée ; l'anglais dit « repointing ». Selon l'OQLF, les maçons québécois parlent couramment de « tirage de joints » pour le jointoiement. L'inspecteur observe les joints depuis le sol : mortier creusé, friable ou manquant, briques déchaussées. Un rapport qui recommande un rejointoiement renvoie à un maçon pour l'évaluation.

Voir aussi : parement, chantepleure.

Résistance thermique (valeur R) {#resistance-thermique}

La résistance thermique est la capacité d'un matériau à freiner le passage de la chaleur ; plus elle est élevée, mieux le matériau isole. Selon RNCan, la valeur R exprime la résistance thermique en unités impériales et la valeur RSI l'exprime en unités métriques. L'inspecteur estime parfois la valeur R à partir du type et de l'épaisseur d'isolant visibles ; cette estimation n'est pas une mesure. Les valeurs recommandées figurent dans l'encadré ci-dessous.

Encadré RNCan — valeurs d'isolation — Selon Ressources naturelles Canada, valeur R ÷ 5,678 = valeur RSI. Les valeurs minimales recommandées dépendent de la zone climatique, définie par les degrés-jours de chauffage : pour un toit ou un plafond, de R-45 (RSI 7,9) en zone 4 à R-80 (RSI 14,1) en zones 7a à 8 ; pour les murs, de R-22 (RSI 3,9) à R-40 (RSI 7,1). Source : RNCan, « Emprisonnons la chaleur — Section 2 », tableau 2-1, page modifiée le 2025-01-14, consultée le 2026-10-11.

Voir aussi : isolant thermique.

Soffite {#soffite}

Le soffite est le revêtement, généralement en aluminium ou en vinyle, qui couvre le dessous de l'avant-toit ; l'OQLF note qu'il est souvent perforé pour ventiler l'entretoit. L'anglais dit « soffit ». L'inspecteur observe le soffite depuis le sol, puis l'arrivée d'air depuis la trappe de l'entretoit. Un soffite plein ou des perforations bouchées par l'isolant réduisent l'entrée d'air.

Voir aussi : ventilation de l'entretoit, évent de toit.

Solin {#solin}

Le solin est la pièce étanche, souvent métallique, qui protège la jonction entre deux surfaces, par exemple entre le toit et une cheminée, un mur ou un évent ; l'anglais et le jargon de chantier disent « flashing ». Le contre-solin est un second solin posé au-dessus du premier, selon l'OQLF. L'inspecteur observe les solins depuis le sol, l'échelle ou le toit : scellant fissuré, métal soulevé ou rouillé, traces d'eau en dessous.

Voir aussi : noue, cheminée.

Sous-couche {#sous-couche}

La sous-couche est la membrane, en feutre bitumé ou en textile synthétique, posée sur le pontage sous les bardeaux ; l'anglais dit « underlayment ». Selon CAA-Québec, la sous-couche protège le pontage des intempéries et peut être exigée par certaines garanties de bardeaux. L'inspecteur ne voit pas la sous-couche sous une couverture en place. Les factures de réfection de la toiture indiquent les produits posés.

Voir aussi : membrane d'avant-toit, pontage.

Toit plat {#toit-plat}

Le toit plat est une toiture à faible pente, d'environ 1 à 5 % selon l'OQLF, composée d'une structure, d'un pare-vapeur, d'un isolant et d'une membrane d'étanchéité ; l'OQLF accepte aussi « toiture-terrasse ». L'inspecteur monte sur le toit plat si l'accès est sûr et observe l'eau stagnante, les drains, les parapets et l'état de la membrane. Sans accès, le rapport le précise.

Voir aussi : membrane élastomère ; le toit plat fait partie des points propres aux immeubles de 2 à 5 logements, traités dans le guide sur l'inspection d'un plex (9).

Ventilation de l'entretoit {#ventilation-entretoit}

La ventilation de l'entretoit est la circulation d'air entre des entrées basses, aux soffites, et des sorties hautes, près du faîte, qui évacue la chaleur et l'humidité. Selon CAA-Québec, des déflecteurs posés entre les chevrons gardent un espace libre au-dessus de l'isolant près des soffites. L'inspecteur observe depuis la trappe les déflecteurs, l'isolant devant les soffites et le givre sous le pontage. CAA-Québec lie une ventilation déficiente aux barrages de glace.

Voir aussi : barrage de glace, évent de toit.

Vermiculite {#vermiculite}

La vermiculite est un isolant en vrac léger et granuleux, posé surtout dans les entretoits. Selon RNCan, une partie de la vermiculite vendue au Canada peut contenir de l'amiante ; RNCan recommande de la présumer contaminée et de ne pas y toucher. Le guide sur la vermiculite et l'amiante (26) explique la démarche à suivre.

Vitrage isolant {#vitrage-isolant}

Le vitrage isolant est un ensemble scellé en usine d'au moins deux vitres séparées par une lame de gaz déshydraté ; on lit aussi « unité scellée » dans les rapports. L'OQLF ne retient pas « thermos », qui est une marque de commerce. Selon RNCan, de la condensation entre les vitres signale un scellant brisé, que seul le remplacement du vitrage corrige. L'inspecteur note les vitrages embués visibles le jour de la visite.

Voir aussi : guide 75 sur la condensation entre les vitres (à venir).

Anglicismes courants et leurs équivalents français

Chaque anglicisme de chantier courant en toiture et en enveloppe a un équivalent français reconnu par l'OQLF. La liste suivante permet de retrouver la bonne entrée à partir du mot entendu :

Termes voisins dans les autres sous-pages du glossaire

Les termes qui ne touchent pas l'enveloppe sont définis dans les autres sous-pages du glossaire de l'inspection (page 82 et sous-pages 82a, 82c à 82e, à venir). Parmi eux : drain français, fissure de fondation, margelle, clapet antiretour, entrée électrique, panneau électrique, thermopompe et échangeur d'air.

Limites de l'inspection sur l'enveloppe

L'inspection préachat de l'enveloppe est visuelle et non destructive : l'inspecteur décrit ce qu'il voit le jour de la visite, sans ouvrir les murs ni retirer la couverture. Une membrane, une sous-couche ou un pare-vapeur cachés ne peuvent donc pas être confirmés par l'inspection.

Ce que l'inspecteur ne fait pas sur l'enveloppe — L'inspecteur ne monte pas obligatoirement sur un toit enneigé, glacé, à forte pente ou dangereux : il observe alors depuis le sol, l'échelle ou les fenêtres, et le rapport le précise. Il ne fait pas de test d'étanchéité à l'eau ni de mesure d'étanchéité à l'air. Il ne déplace pas l'isolant et ne prélève aucun échantillon. Il ne démonte ni parement, ni solin, ni cheminée. Une inspection préachat n'est pas une expertise.

En hiver, la neige peut cacher la couverture et les solins ; le guide 78 sur l'inspection en hiver (à venir) traitera ce cas. Pour aller au-delà de l'observation, l'acheteur se tourne vers le bon spécialiste : un couvreur pour la toiture, un maçon pour la brique et les cheminées, un ramoneur pour le conduit de fumée, un spécialiste en thermographie pour les fuites de chaleur. Les questions de garantie ou de recours relèvent du notaire ou de l'avocat.

Viveam permet de réserver une inspection préachat au Québec et de recevoir un rapport qui emploie ces termes.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un solin et une noue ?

Une noue est un endroit du toit : l'angle rentrant où deux versants se rejoignent et où l'eau converge. Un solin est une pièce : la bande étanche, souvent métallique, qui protège une jonction, par exemple autour d'une cheminée ou d'un évent. Selon CAA-Québec, une noue est justement étanchée par un solin souple ou métallique, ce qui explique que les deux mots apparaissent souvent ensemble dans un rapport.

Pare-vapeur ou pare-air : quelle différence ?

Le pare-vapeur freine la diffusion de la vapeur d'eau et se place du côté chaud du mur, selon Ressources naturelles Canada. Le pare-air arrête les mouvements d'air à travers la paroi et doit être continu ; la membrane posée à l'extérieur, sur le revêtement intermédiaire, en est un exemple. Un même matériau peut jouer les deux rôles : l'OQLF parle alors de « pare-air/vapeur ».

Quelle différence entre une membrane élastomère et des bardeaux d'asphalte ?

La membrane élastomère est une couverture continue en bitume modifié, conçue pour les toits plats où l'eau s'écoule lentement. Les bardeaux d'asphalte sont des éléments posés en rangs qui se chevauchent sur un toit en pente, où l'eau ruisselle par gravité. Un rapport d'inspection ne compare donc pas les deux : le type de couverture dépend de la pente du toit. Le choix d'une réfection revient à un couvreur.

Comment dit-on flashing en français ?

Le mot français est « solin ». L'Office québécois de la langue française donne « flashing » comme équivalent anglais de solin et de solinage, l'ouvrage d'étanchéité posé à la jonction d'un toit et d'une paroi verticale. Le contre-solin, ou « counterflashing », est un second solin posé au-dessus du premier. Dans un rapport québécois, les deux mots peuvent apparaître ; ils désignent la même pièce.

Que signifie un barrage de glace dans un rapport d'inspection ?

Un barrage de glace noté dans un rapport signale que de la glace s'est formée au bas du toit et peut retenir l'eau de fonte. Selon CAA-Québec, ce phénomène vient surtout d'une ventilation insuffisante de l'entretoit et de chaleur qui s'échappe de la maison. L'inspecteur cherche alors des traces d'infiltration au plafond ou dans l'isolant. Un couvreur évalue la ventilation, l'isolation et l'état de la couverture.

Liens internes

Sources

  1. Office québécois de la langue française (OQLF), Grand dictionnaire terminologique — « solin » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26502217/solin — consulté le 2026-10-11 (fiche mise à jour en 2020).
  2. OQLF, GDT — « solinage » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26502215/solinage — consulté le 2026-10-11 (2020).
  3. OQLF, GDT — « contre-solin » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8434698/contre-solin — consulté le 2026-10-11 (1982).
  4. OQLF, GDT — « faîte » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26541824/faite — consulté le 2026-10-11.
  5. OQLF, GDT — « tuile faîtière » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8889999/tuile-faitiere — consulté le 2026-10-11 (1982).
  6. OQLF, GDT — « larmier » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26501923/larmier — consulté le 2026-10-11 (2008).
  7. OQLF, GDT — « soffite » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26544780/soffite — consulté le 2026-10-11 (2018).
  8. OQLF, GDT — « bordure d'avant-toit » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/2085574/bordure-davant-toit — consulté le 2026-10-11 (2022).
  9. OQLF, GDT — « bardeau d'asphalte » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26541905/bardeau-dasphalte — consulté le 2026-10-11.
  10. OQLF, GDT — « bitume modifié » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8872387/bitume-modifie — consulté le 2026-10-11 (2001).
  11. OQLF, GDT — « évent de toit » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8360256/event-de-toit — consulté le 2026-10-11 (2023).
  12. OQLF, GDT — « gouttière » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8889478/gouttiere — consulté le 2026-10-11 (2022).
  13. OQLF, GDT — « tuyau de descente d'eaux pluviales » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8361927/tuyau-de-descente-deaux-pluviales — consulté le 2026-10-11 (2002).
  14. OQLF, GDT — « couronnement en béton » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8898198/couronnement-en-beton — consulté le 2026-10-11 (1971).
  15. OQLF, GDT — « puits de lumière » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26558207/puits-de-lumiere — consulté le 2026-10-11 (2020).
  16. OQLF, GDT — « lucarne » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26541958/lucarne — consulté le 2026-10-11.
  17. OQLF, GDT — « toiture-terrasse » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/2077812/toiture-terrasse — consulté le 2026-10-11 (2022).
  18. OQLF, GDT — « pare-vapeur » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8402994/pare-vapeur — consulté le 2026-10-11 (1992).
  19. OQLF, GDT — « membrane pare-air » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8869771/membrane-pare-air — consulté le 2026-10-11 (2004).
  20. OQLF, GDT — « trou d'évacuation d'eau » (chantepleure), fiche du Bureau de normalisation du Québec — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26503459/trou-devacuation-deau — consulté le 2026-10-11 (2019).
  21. OQLF, GDT — « mur d'allège » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/3285294/mur-dallege — consulté le 2026-10-11 (2021).
  22. OQLF, GDT — « seuil de fenêtre » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/2085339/seuil-de-fenetre — consulté le 2026-10-11 (1987).
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  30. OQLF, GDT — « jointoiement » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8869658/jointoiement — consulté le 2026-10-11 (2004).
  31. OQLF, GDT — « parement » — https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26541880/parement — consulté le 2026-10-11.
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